Travailler aux US : une réponse positive, enfin !

Toujours en train de développer des petits projets à mon compte et entre quelques candidatures, j’ai décidé d’aller déposer en main propre mon CV dans quelques boutiques aux alentours. Par chance, une marque d’origine française basée dans un mall très chic était à la recherche d’un « part-time en sales ». La « shop manager » m’a fait passer un entretien sur le champ et dans la semaine qui a suivi j’en ai effectué deux autres avec la « district manager » de la marque puis la « manager du mall » pour finalement décrocher le poste. Il ne s’agissait pas de mon secteur d’activité mais j’étais très heureuse par cette nouvelle « enfin positive ! » L’idée d’un part-time (jusqu’à 31h par semaine en Californie) me convenait parfaitement pour lier mon activité d’indépendante et tenter de la développer. De plus sachant que l’équipe corporate de la marque allait déménager ses locaux de New York à Hollywood, je pensais qu’il y aurait des opportunités potentielles à moyen terme. Pour ces raisons, c’est avec beaucoup d’enthousiasme que j’ai commencé cette nouvelle aventure. A la fin de mon premier mois, la marque m’a proposé une promotion avec une position « full-time » toujours en sales avec « benefits » que j’ai bien sur accepté. Les « benefits » (assurance santé, plan retraite…) sont des avantages très précieux aux US. A savoir que si votre entreprise ne vous les offre pas, les couvertures santés par exemple sont onéreuses (environ $360 / mois pour une souscription à un contrat basique). Il est impensable de ne pas être couvert aux US, car en cas de pépin, l’addition sera très salée (c’est là que vous vous rappelez à quel point nous sommes chanceux en France). Après cette promotion rapide, j’ai continué à m’investir assidument dans mon travail. Le rythme était intense, j’effectuais de nombreuses fermetures les soirs et travaillais pour « deux shops » par manque d’effectifs. La réception constante et en quantité conséquente de nouvelles marchandises était physiquement éprouvante. Le plus difficile était de vivre en décalé, d’enchainer les fermetures jusqu’à 9.15 pm, de ne pas avoir de week-ends où simplement deux jours consécutifs de repos. Après 3 mois d’efforts et classée dans le haut de tableau des « sales associates » de la côte ouest, j’ai décroché une nouvelle promotion en tant qu’assistant manager des « deux shops » avec une équipe de six « sales associates ». J’ai bien évidemment saisi l’opportunité et continuer jusqu’à la fin de mon aventure américaine au sein de cette entreprise. Je n’aurais jamais pensé faire ce type de job ou encore imaginé que ce part time aurait pris cette tournure si rapidement, mais j’ai eu une opportunité, je l’ai saisi et je me suis donnée à 100% jusqu’à la fin de cette expérience. En tant que « française », ces promotions successives en « si peu de temps sont surprenantes et motivantes ». Si vous vous investissez, que vous avez des résultats, il est « possible » d’évoluer très rapidement aux US, c’est indéniable. Je ne sais pas comment le décrire exactement, mais cette notion de « possibilité », « d’envie », « d’espoir », de « positivisme », « d’implication » auprès de « l’entreprise » semble clairement plus présente aux US qu’en France. La notion d’entrepreneuriat également, ici beaucoup de personnes osent se lancer et souhaitent devenir indépendant. « L’enthousiasme général » autour de la création de business est assez « dingue » et sincèrement ce dernier point est vraiment appréciable.

CONCLUSION

A l’approche d’un changement de vie suite à un refus de « green card », je souhaitais à travers cet article vous faire partager le plus honnêtement possible ces 2,5 années passées à Orange County en Californie du sud. Je suis arrivée aux US parce que j’ai suivi le rêve de mon partenaire maintenant mari de vivre dans ce coin du monde qui lui était si cher. Au-delà d’un projet de couple, j’avais mis un point d’honneur à ce que je puisse aussi mener un projet personnel et professionnel dans lequel je puisse m’investir et m’épanouir. Études, recherches de stages, mariage, autorisation de travail, claques, travail, promotions, blog, nouveau départ pour un tour du monde… Je n’avais vraiment pas prédit autant de rebondissements en si peu de temps ! Avant mon départ, je n’avais jamais également pensé rencontrer autant de difficultés à m’adapter à ce nouveau mode de vie, à apprendre « correctement » l’anglais, à trouver un emploi, à se créer un nouveau cercle d’amis, à clairement sortir de ma zone de confort. C’était au final ma première expérience à l’étranger ou je ne connaissais pas ma date de retour, où il fallait potentiellement projeter un sacré bout de vie. Cet aspect est très déstabilisant, car à l’opposé du voyage, vous repérez les points négatifs et vous savez qu’il va falloir les accepter, car vous n’allez pas rentrer chez vous à la fin des vacances. Non votre nouvelle maison est ailleurs et il faut s’adapter ! Si vous avez l’intention de partir et de suivre votre partenaire aux US, sachez que tout ne sera pas si rose. Contrairement aux « vrais expatriés » et pour l’avoir vécu, la barrière de la langue, le fait de repartir de la première marche et de refaire ses preuves dans un milieu professionnel n’est pas facile, mais il faut s’accrocher, y croire et vos efforts finiront par être récompensés d’une manière ou d’une autre. Comme je le disais précédemment, à part que vous possédiez une compétence « technique » ou « exceptionnelle », personne ne vous attendra. Il faut être déterminé à faire sa place, travailler plus dur que les autres et faire preuve de patience. Je ne souhaite en aucun cas vous décourager, juste vous informer. Tous les français qui partent s’installer aux États-Unis ne vivent pas « The American Dream », c’est une utopie. Une minorité y aura accès et c’est de ces personnes-là que vous entendrez parler pas des autres. Évidemment !

D’un point de vue personnel, cette aventure américaine n’aura pas été toujours simple mais j’ai le sentiment de l’avoir vécu à 100% et d’avoir atteint les objectifs que je m’étais fixés. Il y a eu des hauts des bas, des grandes remises en question, des découragements, des petites victoires, des manques, des rencontres, de la frustration, de l’incompréhension, puis de la joie à nouveau. Un véritable ascenseur émotionnel. En tout cas il est impossible de décrire clairement tout ce que cette expérience m’aura apporté mais ce fut une sacrée CLAQUE POSITIVE ! Aucun regret, un beau chapitre se termine en attendant d’écrire le prochain en parcourant le monde.

Au final « My American Dream » aura été d’avoir partagé cette folle expérience avec TOI et avec VOUS !

Thank you and see you soon America!

Kathleen

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