Voyage à Oman

Après un court vol depuis Dubaï (1h environ), nous avons atterri à Muscat, la capitale d’Oman, vers 00h15. Notre première aventure a été de louer une voiture à l’aéroport. A cette période de l’année (en mars), un vendredi soir et sans carte de crédit (à crédit) mais une carte de crédit (à débit), aucune entreprise n’a voulu nous accepter ! Welcome ! Cette problématique de carte de crédit (à crédit) est très ennuyante et n’est clairement pas adaptée pour toutes les nationalités ! Nous avions déjà rencontré ce problème aux États-Unis. Soyez donc vigilant si vous souhaitez louer une voiture à l’aéroport. Si vous ne possédez pas une fameuse carte de crédit (à crédit), vous devrez trouver un plan B, et je peux vous assurer que celui-ci peut prendre beaucoup de temps.

Quoi qu’il en soit après 2 longues heures, nous avons finalement rencontré une personne qui connaissait une personne et ainsi de suite…et nous avons réussi à louer une voiture pour 6 jours à une entreprise locale avec un paiement en cash. Nous n’étions pas super rassurés mais bon… Le prix était correct, la voiture en bon état et nous avions un contrat. Nous étions fatigués, c’était le milieu de la nuit mais nous avons préféré attendre sur place et trouver une solution plutôt que de prendre un taxi et de payer un prix scandaleux pour un trajet de 13 minutes (100 $) pour rejoindre notre hôtel. Bref, avec calme et patience, tout s’est bien terminé et nous avons pu rejoindre notre hôtel.

Le lendemain après une courte nuit, nous avons commencé notre périple avec le fort de Nakhal (à 1h de Muscat), un environnement complètement dépaysant depuis le début de notre voyage. Nous avons continué avec le souk de Mutrah, le spot le plus touristique de la capitale situé près de la « corniche ». La nuit, l’ambiance est très locale, vous trouverez de nombreux magasins d’encens, de bijoux, et de souvenirs… Il y a de la vie, des locaux, des touristes, le tout donne une « vibe » positive. Cependant, l’offre de restaurants et décevante ! Pour en avoir testé plusieurs, le meilleur est le corniche restaurant (en haut des escaliers de l’entrée principale du souk). Cette première journée dans ce nouveau pays a été positive. Nous avons ressenti un grand dépaysement après notre escapade asiatique et c’est ce que nous recherchions !

Fort of Nakhal
Fort de Nakhal
20190308_195140
Souk de Muscat

La suite de notre road trip s’est poursuivi en direction de Nizwa à environ 1h45 de route au sud-ouest de Muscat. Le trajet vous permet de rentrer dans les terres et de découvrir de beaux paysages montagneux et dépaysants. Pour information, nous avons seulement consacré une journée à la découverte de cette région car le soir nous devions retourner sur Muscat où était notre hébergement. Notre première étape de la journée fut la découverte du fort de la ville de Bahla classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. Ce fort est plus grand que celui de de Nakhal mais il n’est ni mieux, ni moins bien ! A moins que vous soyez passionné(e) par le sujet, la visite d’un seul fort Omanais est suffisant pour vous imprégner de l’architecture et de l’atmosphère locale. Nous avons ensuite repris la route pour rejoindre la ville de Nizwa (anciennement la capitale d’Oman) et visiter sa partie historique et son souk. J’avais lu sur différents blogs qu’il s’agissait d’un lieu incontournable, mais en toute honnêteté, nous n’y avons rien trouvé d’exceptionnel.

Fort of Nizwa
Fort de Bahla
20190309_130749
Souk de Nizwa

Pour information entre le fort de Bahla et Nizwa, vous aurez la possibilité de faire un arrêt pour visiter le Jibreen Castle. De notre côté, nous avons décidé de faire impasse mais apparemment ce dernier est vraiment très beau. Sur la route du retour en direction de Muscat, nous avons fait un arrêt à Birkat Al Mawz, un petit village mystérieux abandonné construit dans la partie inférieure de la montagne Jebel Akhdar, surnommée la “montagne verte“. A proximité (environ 1 km), vous trouverez également une palmeraie sublime.

Birkat Al Mawz
Birkat Al Mawz

De mémoire, un véhicule adapté type 4 x 4 est nécessaire si vous souhaitez vous égarer dans la montagne. Si vous n’êtes pas équipés, pas de panique, certains locaux vous guetteront pour vous proposer de vous emmener.

De retour à Muscat pour y passer notre dernière nuit, nous avons poursuivi dès le lendemain notre découverte du pays en direction du sud-est vers la petite ville côtière de Sur. Sur le chemin une pause baignade s’est imposée au Bimmah Sinkhole, une cuve rocheuse de 40 mètres de large remplie d’une eau turquoise. Le spot est très sympa et en prime vous aurez le droit à une « free fish pedicure ». Nous avons ensuite repris la voiture, pour une pause déjeuner dans une ambiance très locale à deux pas du départ de la Wadi Shab.

Bimmah Sinkhole
Bimmah Sinkhole

Après une petite traversée en barque, départ pour une marche somptueuse de 45 min pour atteindre la Wadi. Roche, palmiers, eaux turquoises, le décor est grandiose et dépaysant… Alors, forcément, il y aura du monde à la Wadi pour la baignade mais honnêtement le spot est canon ! Après cette journée bien remplie nous avons rejoint la ville de Sur.

20190310_142303
Wadi Shab

Nous avons terminé notre road trip à Sur ou nous avons passé 2 jours pour se reposer avant de voler pour l’Europe et rejoindre Amsterdam. La ville de Sur n’offre pas de nombreuses activités mais la corniche est agréable pour se promener et admirer les pêcheurs à l’œuvre. En fonction de la saison, vous aurez la possibilité d’admirer à l’aube des tortues sur une plage voisine. Le coin offre également des sorties en 4×4 dans le désert avec la possibilité d’y passer la nuit.

Sur
Sur

Oman résonne un peu comme la nouvelle destination tendance ! Le pays offre des paysages divers : désert, montagne, wadi, mer… et c’est clairement un atout majeur. En revanche, les échanges avec les locaux ne sont pas si simples. N’ayant jamais voyagé dans cette partie du globe, l’expérience fut dépaysante et intéressante notamment après l’Asie mais je ne classerai pas ce voyage dans une rubrique coup de cœur.

J’espère que cet article vous aidera à préparer votre voyage.

N’hésitez pas à me contacter pour plus d’informations.

Kathleen

 

Une vie aux US ! Interview de Benoit Courcelle.

1. Peux-tu te présenter et nous décrire brièvement ton parcours avant d’arriver aux US ?

« J’ai grandi en Normandie, puis dans la banlieue parisienne avant de déménager dans le 17ème arrondissement de Paris à l’âge de 15 ans. Après le BAC, j’ai intégré une FAC de droit, non pas par passion mais parce qu’il s’agissait de la voie « classique » à emprunter pour se préparer au concours de commissaire de police, le métier que je souhaitais exercer à l’époque. Une fois ma maîtrise en droit publique validée, j’ai commencé à « bachoter« sur ce fameux concours. L’anglais faisant partie des épreuves écrites, j’ai décidé de partir aux États-Unis dans le but de l’améliorer mais aussi de vivre une nouvelle expérience à l’étranger. »

Une petite anecdote :

« Avant de m’envoler pour les États-Unis, je suis allé boire un verre avec un ami qui m’a posé une question pour me tester sur mes « compétences linguistiques » ».

  •  Il m’a demandé : « Comment dis-t-on en anglais, il fait beau temps ? ».
  •  J’ai fièrement répondu : « The time is good ! ». 

« Mon ami a beaucoup ri ! Tout cela pour vous dire que mon niveau était au plus bas, l’anglais n’était clairement pas gagné ! »

2. Dans quel contexte es-tu arrivé aux États-Unis ?

« Je suis arrivé mi-décembre 1985, à 23 ans chez le fils d’un couple d’amis « russo-libanais » de mes parents qui m’avait proposé d’occuper une chambre « gracieusement » pour trois mois dans son appartement à Los Angeles. Je me souviens de mes débuts sur le sol américain comme si c’était hier. Mon vol de Paris à LA en passant par Minneapolis fut une sacrée « galère« . J’étais en retard, perdu pour trouver cet « aéroport domestique« , je ne parlais pas un mot d’anglais, il neigeait, j’étais frigorifié avec ma petite veste « Lacoste » à la française et pour finir je découvrais avec stupeur des « cow-boys » à la place des policiers. De fil en aiguille, j’atterris finalement à LA, ma première nuit se passe relativement calmement mais quand je me réveille seul dans l’appartement, c’est un coup de panique qui survient. Ma première pensée a été de me dire : « Qu’est-ce que je fais là ?« .

 Comme je l’expliquais auparavant, l’objectif de ma venue aux États-Unis était d’améliorer mon anglais « rapidement » pour repartir en France passer le concours de commissaire de police. A cette époque, je pensais que quelques mois étaient suffisants pour apprendre une langue étrangère.

Pour financer ce projet, j’ai fait des « petits boulots » et un prêt étudiant. Je suis arrivé aux États-Unis avec 2000 dollars en poche, de quoi payer ma vie sur place, en aucun cas un logement ni une voiture (à savoir qu’à cette époque 10 francs équivalaient à 1 dollar) ».

3. Quel a été ton parcours aux États-Unis ?

PHASE 1 :« Peu de temps après mon arrivée et quelques recherches, j’ai trouvé rapidement une école à « Downtown LA » proposant des cours d’anglais pour immigrés. Les frais de registration à 25 cts ne m’ont pas fait hésiter trop longuement pour l’intégrer. C’est aux cotés des communautés latinos et asiatiques que je m’élançais dans l’apprentissage de cette nouvelle langue.

Après 3 mois passés à l’école, je ne maîtrisais toujours pas l’anglais et il m’était difficilement envisageable de rentrer en France. Par chance, l’un de mes camarades de classe nicaraguayen me proposa de loger chez lui, avec toute sa famille, dans le quartier latino de LA. J’y suis resté six mois ! Je continuais d’aller en cours et je passais le reste de mes journées à « Downtown« avec mes amis artistes peintres et créateurs, rencontrés à l’école ».

Petites anecdotes :

« Je me déplaçais toujours en bus et aucun chauffeur ne me comprenait quand je donnais le nom de l’arrêt ou je souhaitais m’arrêter ». 

« Une surprise que j’ai eu dans mon école est que les professeurs me disaient : « Très bien ! Bon travail ! » Un discours auquel je n’étais pas habitué durant ma scolarité en France ».

PHASE 2 : « Via des connexions de mon père, j’ai trouvé un emploi à Irvine dans le département international de l’entreprise « Allergan » (spécialisée à l’époque dans les produits médicaux pour les yeux). J’ai passé une année dans le pôle « Market research » puis je suis rentré en France pour effectuer mon armée. J’y suis resté 3 mois avant d’être reformé suite à un accident de voiture que j’avais eu aux États-Unis. Après cette étape, je suis restée environ six mois en France à faire des petits boulots avec comme seul souhait, retourner vivre aux US ».

PHASE 3 : « En 1989, période de récession, j’ai décidé de retourner aux États-Unis où j’ai commencé un nouvel emploi en tant que « Graphic Designer » pour un fabricant de « vaisselles » dans l’industrie alimentaire. Nouveau job, nouveau challenge et apprentissage de nouvelles compétences ! Cela fait maintenant trente ans que je travaille et que j’ai évolué au sein de cette même société.

Mon « leit motiv » a toujours été de travailler dur dans le but d’évoluer et d’accéder à de meilleures positions.

Depuis 20 ans, je fais partie de la division internationale. Notre volume de ventes est cinquante fois plus important que lorsque j’ai commencé. Nous comptons plus de sept usines à travers le monde et plus de 1200 collaborateurs. Grace à mon poste de « Directeur du développement des marchés internationaux« , je suis aujourd’hui impliqué dans différents départements :  Vente, Marketing et Logistique.

En parallèle à cette carrière, j’ai développé avec quelques amis une école de langue proposant des cours de français pour des locaux en quête d’apprendre la langue de Molière ! J’ai également créé plusieurs « business » proposant des services de traduction, de graphisme, d’exportation de logiciels, d’importation de fours d’une entreprise française… Dans ce lot d’expériences, certaines ont marché, d’autres non !

Quand vous vivez aux États-Unis, vous gardez toujours en tête la possibilité de créer un business ; Vous êtes constamment en train de rechercher des idées potentielles. C’est un sentiment agréable de savoir que tout est possible mais il faut être prêt à y consacrer du temps.  

4. Quels ont été les points positifs et les difficultés rencontrées liés à ton « expatriation » ?

Points positifs :

  • « La liberté de faire ce que l’on veut et de sortir du cursus classique Français : « Street smart Vs Book smart ! »
  • « Un pays de vendeurs, si tu sais vendre tu peux tout faire ! »
  • « Si tu souhaites évoluer et que tu travailles dur, c’est possible ! »

Travaille dur, 10 heures par jour et atteint tes objectifs ! Ne demande pas pour un jour de RTT ou un extra jour de vacances, juste TRAVAIL ! Apporte un plus à l’entreprise, challenge ton boss, sollicite-le, sois proactif. N’attend pas d’être promu ! La formule est simple pour évoluer aux US, en tout cas il y a des possibilités.

Les difficultés rencontrées :

  • « La difficulté de créer des liens amicaux ».
  • « Le choc des cultures : à l’époque, il y a 30 ans, les États-Unis étaient un pays très riche et puissant. Les Américains avaient un intérêt très limité sur ce qu’il se passait à l’extérieur, à vrai dire ils s’en fichaient ! Il y avait leurs façons de faire ou aucune. De culture anglo-saxonne, les Américains sont moins « sensibles » que des personnes ayant un « background latin« . Ils sont « forts, durs et savent qu’ils sont les meilleurs » donc en tant que Français, il a fallu apprendre à « dealer » avec ce type de tempérament ».

5. As-tu vécu des moments où tu souhaitais retourner en France ?

« Oui énormément lors de ma première année (des moments durs, la barrière de la langue, le dépaysement, un contrôle de police qui m’avait franchement refroidi, et bien évidemment le manque de ma famille…) A savoir qu’à cette époque il n’y avait ni téléphone portable ni internet, le téléphone en cabine coutait extrêmes cher (d’ailleurs il y avait un véritable business de vente de cartes téléphoniques dans la rue).  J’arrivais à contacter mes parents environ deux fois par mois ».

6. Quels sont tes prochains projets ?

  • « Continuer de développer le marché chinois pour l’entreprise dans laquelle je travaille avec deux axes de priorités ; former l’équipe de vente à un niveau d’excellence et augmenter la notoriété de notre entreprise ».
  • « Décider du lieu où je passerai ma retraite. Quand vous êtes un « expat » depuis si longtemps vous n’appartenez plus à un seul pays. Il faudra peut-être en trouver un autre ».
  • « Faire du consulting pour des entreprises qui souhaiteraient développer leur business à l’international ».
  • « Profiter de la vie et rester « healthy » ! Ce sont deux projets très importants».
  • « Visiter des pays en Asie et en Europe que je ne connais pas encore ».

7. Tu as passé plus d’années aux US que dans ton pays d’origine. Si tu avais à nouveau le choix, recommencerais-tu ? Si oui, que ferais-tu différemment ?

« Oui, sans aucune hésitation, partir fut la meilleure décision. Les US m’ont permis d’accomplir de nombreux projets personnels et professionnels. J’ai un job que j’aime, qui me permet de voyager dans le monde entier, je suis financièrement stable, je profite du soleil 95% du temps tous les matins… J’ai une très bonne qualité de vie que je partage avec ma famille et mes amis ».

Ce que je ferai différemment :

  • « Obtenir un MBA et apprendre à vendre. Être vendeur aux US est la porte pour atteindre des jobs plus élevés ».
  • « Développer d’avantage mon networking ».

« Aujourd’hui je recommanderais aux jeunes qui souhaitent voyager pour apprendre l’anglais d’aller en Asie, Hong Kong ou encore Singapore où il est possible d’obtenir des working visa de 1 an ».

Un immense merci à Benoit Courcelle : « Directeur du développement des marchés internationaux » à Cambro Manufacturing, pour son retour d’expérience, son temps et sa confiance.

Kathleen

Itinéraire Thaïlande

Des rues animées de Bangkok aux plages paradisiaques de Koh Lanta, des villes chargées d’histoire telles que Ayutthaya et Sukhothai aux temples prodigieux de Phetchaboun et Chiang Rai, de la jungle luxuriante des alentours de Chiang Mai au triangle d’or, du “Pad Thai” au “Hot Pot”, du bus au stop, du citadin au villageois… La Thaïlande fut la première étape de notre road trip et en toute sincérité nous avons passé un mois riche en émotions à vagabonder en sac à dos du Sud au Nord ! Pour nous la Thaïlande c’est un coup de coeur ! Capitale mythique, diversité de paysages et par conséquent d’activités, gastronomie, “facile” à voyager, locaux chaleureux, “safe country”, prix abordables, beaucoup de points positifs me viennent en tête quand je repense à ce périple… Une chose est sûre, nous recommandons ce pays à tout voyageur.

Dans cet article, je vous livre notre itinéraire, conseils, bonnes adresses et anecdotes pour vous aider à planifier votre futur voyage en Thaïlande.

Conseils :

    • Pour éviter toute surprise, vérifiez bien la période suggérée pour partir (ce serait dommage de tomber en pleine saison des pluies).
    • Téléchargez l’application « Maps.me », puis les cartes dont vous avez besoin. Une fois téléchargées, vous pouvez les consulter hors connexion internet.
    • Pour ceux qui souhaitent un accès internet illimité (prenez une carte sim à l’aéroport ; environ 25 euros pour 1 mois).
    • Pour toutes les visites dans des “lieux sacrés” (temples, grand palais…) il est obligatoire d’avoir une tenue appropriée : jambes couvertes pour le bas = longueur minimum en dessous des genoux ; pour le haut les épaules doivent être couvertes = au minimum un Tee-shirt, débardeurs interdits.
    • Si vous souhaitez voyagez “librement” c’est à dire sans réservation, la Thaïlande offre de nombreuses possibilités d’hébergements, de moyens de transports et d’activités (vous pouvez tout booker du jour au lendemain). C’est ce que nous avons fait en haute saison (janvier) et nous n’avons rencontré aucun problème.
    • Les Thaïlandais sont des personnes calmes, faites vous discret.
    • Les pieds sont caractérisés “d’impurs”, vous devrez vous déchaussez régulièrement et évitez de les mettre en évidence.
    • Un détail mais il n’y a pas de petites économies : ) Il est préférable d’acheter votre crème solaire dans votre pays d’origine car le prix exercé sur place est très cher (environ $20 pour un spray “Nivea”).
  • Pour tout voyage, je conseille de vous assurez avant de partir en cas de pépin de santé. Depuis des années, je souscris aux offres d’AVI International mais je n’ai jamais eu de ristourne malgré une sur consommation de leurs services : )

Itinéraire :

Ci-dessous, via notre carte interactive, vous trouverez notre itinéraire d’un mois en Thaïlande (du sud au nord), avec un petit descriptif sur chaque spot que nous avons découvert.

  1. Bangkok

Bangkok

Quand nous parlons de Bangkok avec d’autres voyageurs, les avis sont toujours très disparates. Certains la détestent et d’autres l’adorent, je fais partie de la 2 ème catégorie, pour moi Bangkok est une capitale absolument mythique. J’ai entendu les arguments “contre” et je les comprends, il est vrai que l’agitation, la chaleur, la circulation, la pollution, le monde, les scooters etc peuvent être effrayant, agaçant après un long vol dans les jambes et un “jet lag” encore bien présent mais bon… Bangkok est tellement dépaysant et offre tellement de possibilités d’activités, d’authenticité, de beauté que pour moi ses petits désagréments ne prennent pas le dessus sur ses points positifs. Si vous ne souhaitez pas “arriver” dans l’effervescence de cette grande ville, je vous conseille de découvrir Bangkok à la fin de votre séjour, juste avant de repartir chez vous.

Où loger ? Quoi faire à Bangkok ? Immanquables ! Découvrez mes recommandations pour un séjour réussi à Bangkok.

2. Ao Nang – Railay – Hong Islands

Ao Nang

Après nos 3 jours de folie à Bangkok, nous avons volé vers Krabi au sud pour rejoindre la ville d’Ao Nang où Morgan avait booké un très bel hôtel pour mon cadeau d’anniversaire. Un peu excentré de “la main street”, dans un parc fleuri et entretenu à la perfection, le Fiore Resort était en effet un lieu très confortable, et bien évidemment très différent d’une auberge de jeunesse. Bien que je ne sois pas une adepte de ce type de resort, il faut avouer que pour une courte durée, le confort y est très appréciable.

Au delà de l’hôtel, Ao Nang fut une grande déception. Quand nous sommes descendus du tuk tuk en plein centre ville, nous nous sommes regardés et nous nous sommes tout de suite dits “Ah oui d’accord, on est à Huntington Beach”, la ville où nous habitions aux États-Unis. Bien que nous aimions notre ancienne ville américaine, nous ne nous attendions pas à nous retrouver dans le même décor au sud de la Thaïlande. Mac Do, Starbucks, Pubs, KFC, shops à tout va, restaurants… La ville n’a aucune “âme” excepté son marché de “food” nocturne. Une chose importante à savoir également est que la plage d’Ao Nang est loin d’être paradisiaque, l’eau troublée par l’essence des multiples “speed boat” et “long tail boat” ne vous donne clairement pas envie de piquer une tête. 

Le seul avantage de cette ville est sa position centrale pour accéder aux nombreuses îles aux alentours. Vous trouverez d’ailleurs une multitudes d’agences de tourisme vous proposant des excursions à la journée. De notre côté, nous avons opté pour Hong Islands en speed boat ! Quelle déception ! Le lieu est bien sur magnifique, mais le nombre incalculable de bateaux et par conséquent de touristes déposés sur des “petits bancs de plage” gâche complètement la fête. C’est “Disney Island”, avec une eau trouble ! Si vous êtes amenés à tenter une excursion à la journée, nous vous recommandons de choisir sans hésitation un “long tail boat privé ou en petit groupe“, vous aurez ainsi la possibilité de choisir vos arrêts et d’éviter la foule. A noter que la différence de prix n’est pas conséquente.

Après avoir dressé un tableau noir, je vais finir sur une note positive en vous parlant de Railay. Nous l’avons rejoint en long tail boat depuis Ao Nang (seulement 15 min pour 100 baths = $3.22 / personne). Baignade, cave, hike, tour de l’île, le spot possède de nombreux atouts. Pour anecdote, notre début de journée commença paisiblement jusqu’au moment où nous avons décidé de nous élancer dans la “viewpoint hike” et de la prolonger jusqu’au lagon par un accès interdit (susceptible d’une amende). Le lagon est bien sur une sacrée récompense mais je n’incite personne (excepté des grimpeurs) à s’élancer dans cette aventure extrêmement dangereuse. C’est complètement irresponsable et la moindre erreur peut avoir des conséquences dramatiques. Je peux vous assurer que je me souviendrais de ce hike jusqu’à la fin de mes jours !

3. Koh Lanta

Koh Lanta

Bungalow sur la plage, fresh coconut les pieds dans le sable, spectacle de feu, palmiers, eaux turquoises, “national park”Koh Lanta est une île que nous avons adoré explorer pour quelques jours. Son avantage indéniable est sa superficie, vous n’aurez pas l’impression d’étouffer au milieu d’une foule de touristes, vous pourrez même trouver des plages quasi désertiques. Moins connue que Koh Samui, Koh Phiphi… nous recommandons cette île à tous les voyageurs à la recherche de “tranquillité”.

Où loger ? Quoi faire à Koh Lanta ? Immanquables ! Découvrez mes recommandations pour un séjour réussi sur cette île bonheur.

4. Krabi Town

Krabi Town

Depuis Koh Lanta, nous avons rejoint Krabi Town par ferry (environ 2h30 de trajet). Krabi Town fut une ville de transit pour nous, nous y avons passé uniquement une journée et une soirée en attendant de prendre notre vol pour Bangkok pour ensuite nous diriger vers le Nord de la Thaïlande. Ce petit arrêt fut reposant, nous sommes restés au Chanchalay Hip Hostel, un hotel au rapport qualité / prix très satisfaisant. Le soir nous avons mangé un festin au marché de nuit, l’ambiance entre locaux et touristes y était très sympathique. Je ne pense pas que Krabi Town offre de nombreuses possibilités d’activités pour un long séjour mais cette ville authentique sera vous combler pour un passage rapide.

5. Ayutthaya

Ayutthaya

Nous avons volé de Krabi Town à “Bangkok Don Mueang Airport” (environ 1h de vol, $90 / personne), puis nous avons rejoint la gare ferroviaire à pied (environ 10 min) pour prendre un train pour Ayutthaya (départs fréquents, 1h de trajet, 11 baths / personne = $0,35). 

Fondée vers 1350, Ayutthaya devint la deuxième capitale siamoise après Sukhothaï. Elle fut détruite par les Birmans au XVIIIe siècle. Ses vestiges, caractérisés par les prangs, ou tours-reliquaires, et par des monastères aux proportions gigantesques, donnent une idée de sa splendeur passée. [crédit unesco.org]

Nous vous recommandons de faire un arrêt et de visiter cette ancienne capitale en vélo, 1 journée sera suffisante avant de poursuivre votre périple vers le Nord ou le Sud. Nous sommes restés 2 nuits à l’auberge 1301, un petit coin de tranquillité en bord de rivière. Le soir, vous pourrez vous restaurez au marché de nuit ou juste en face à l’angle au restaurant de Took Took et son ami.

6. Lopburi

Lopburi

Après nos 2 nuits à Ayutthaya, nous avons choisi de nous diriger en train vers la ville de Phitsanulok au nord. Sur le chemin, nous avons effectué un arrêt de 3h à Lopburi, “la ville des singes” (1h de train depuis Ayutthaya, 20 baths / personne = $0,64). Nous ne regrettons pas, c’est hallucinant, c’est clairement une invasion ! Si vous faites un arrêt, faites attention à votre smartphone, appareil photo, nourriture… Ces petites bêtes sont d’une agilité déconcertante. Pour la petite anecdote cela a d’ailleurs coûté à Morgan son café. Nos 3 heures à Lopburi étaient amplement suffisantes pour nous, d’autant plus que nous n’avons pas voulu visiter le musée de la ville. Nous avons préféré nous balader et boire un verre au Nom Cup D, un café au décor très soigné et original. Nous avons ensuite rejoint la gare et pris notre train pour Phitsanulok (3h de trajet, 480 baths / personne = $15.32). A savoir qu’en Thaïlande, différentes “classes” de trains sont possibles : des « classiques » et “haut de gamme”. Pour ce trajet nous avions opté pour le “haut de gamme” plus rapide de 2h, et très confortable (climatisation, plateaux repas inclus, toilettes), bref le bonheur.

7. Phitsanulok – Phetchabun

Phetchabun

Phitsanulok n’est pas une ville prisée des voyageurs, la majorité rejoignent directement Chiang Mai par manque de temps ou tout simplement de connaissance sur les possibilités qu’offre cette ville. Quel dommage ! Phitsanulok est typique, ancienne et déserte de touristes. La “streetfood”, les “nuités” et activités (cours de cuisine, yoga…) sont à des prix imbattables, les moins chers jusque là sur notre road trip. Et le point le plus important, Phitsanulok offre un accès à 1h30 en bus aux temples absolument prodigieux de Petchabun : Le Wat Phan Sorn Kaew et le Wat Phra That PhaSon (un parc Guëll version Thaï). Pour le retour jusqu’à Phitsanulok, “ faire du stop” est une option très sympathique. Je me répète peut-être mais les Thaïlandais sont vraiment d’une gentillesse incroyable.

Nous avons passé deux nuits à l’auberge “Karma Home Hostel“, où Mark le gérant a mis tout en oeuvre pour nous faire passer un bon séjour.

8. Sukhothai

Sukhotai

De Phitsanulok, nous avons rejoint Sukhothai en bus (1h de trajet, 48 baths / personne = $1,53). Sukhothai ressemble beaucoup à Ayutthaya, nous l’avons d’ailleurs préféré. Il n’y a pas 50 000 activités excepté découvrir son parc historique et sa campagne en vélo. Pour le coucher de soleil, nous vous recommandons de rester à l’intérieur du parc historique, vous trouverez également un petit marché pour vous restaurer. L’ambiance y est calme et apaisante. Nous avons passé une très belle journée à Sukhothai et nous vous recommandons le détour. Entre Ayutthaya et Sukhothai pour nous c’est Sukhothai !

Nous avons passé deux nuits dans une très confortable guest house, la old city guest house,  à l’entrée du parc historique avec vélos à disposition.

9. Chiang Mai

Chiang Mai

Depuis Sukhotai, nous avons rejoint la “famous” Chiang Mai en bus (5h30 de trajet, 207 baths / personne = $6,61). Il faut réserver le bus un jour à l’avance, et nous vous conseillons de vous couvrir car la climatisation est glaciale. Nous avons eu beaucoup de chance car nous sommes arrivés à Chiang Mai un samedi, jour de marché nocturne et pendant le festival des fleurs, un événement annuel très important pour la ville. A Chiang Mai, vous vous promenez pour découvrir la ville et ses temples, vous goûter un Khao Soi, la spécialité du coin et vous trouverez de nombreuses activités à faire aux alentours (cours de cuisine, yoga, meditation, excursion en jungle avec les éléphants…)

De notre côté, nous avions booké 3 jours d’excursion avec l’entreprise Chi Jungle Man comprenant une journée de trek, cascades et nuit dans un village Karen (une tribu), une journée avec les éléphants (nourriture, ballade et baignade avec les pachydermes) et enfin la dernière journée avec les éléphants de nouveau et une sortie en bamboo rafting. Nous nous souviendrons à vie de ces 3 journées, les points forts du séjour furent la deuxième journée avec les éléphants ainsi que nos échanges instructifs avec notre guide Saïan. Pour la nuit dans le village Karen et dans la jungle, nous pensons que l’organisation n’est pas encore au point pour recevoir des touristes. Il manque un “minimum de confort” c’est à dire au moins des matelas dans les “cabanes”, des sacs de couchage digne de ce nom, des oreillers, une activité à faire sur place et surtout une liste d’affaires à emmener car les nuits sont excessivement froides et humides. Tel quel, je pense que l’expérience n’est vraiment pas accessible à tous (jeunes enfants, personnes âgées, personnes ayant des problèmes de dos… ) Ce qui est sur, c’est que vous vous souviendrez de votre nuit ! Nous en avons passé deux et nous sommes toujours en vie lol ! Au delà d’un confort plus que sommaire, nous retiendrons de nombreux bons moments : ces bons repas autour du feu, cette vue sur cette vallée sublime, cette bonne bouteille « d’happy water », notre guide exceptionnel Saïan et bien sur les sourires de cette famille Karen. Pour conclure sur cette expérience, tout n’était pas parfait, c’est une organisation parfois très décousue à la Thaï mais au final le résultat global reste très positif et surtout mémorable. Un dernier point extrêmement important également est que nous avons vraiment eu le sentiment que les éléphants de Chi Jungle Man étaient traités « éthiquement » et non comme des animaux de cirque. Nous avons croisé d’autres entreprises sur le chemin, notamment à la rivière où les éléphants sont des bêtes de foire, effectuant des mouvements millimétrés, et entourés de je ne sais combien de touristes. Un crève coeur.

De retour à la civilisation à Chiang Mai et après nous être remis de nos émotions, nous avons décidé de prendre une 1/2 journée de cours de cuisine. Plein de formules possibles existent ! Nous avons opté pour l’entreprise “Smile Organic Farm Cooking School”, et honnêtement c’était super (petit groupe, ferme organique, organisation à la perfection, un délice), nous avons passé un très bon moment avec la cheffe “Nathalie”. Pas sure que nous arriverons à reproduire nos recettes en France mais l’expérience était vraiment très positive du début à la fin.

10. Pai

Pai

Lorsque vous voyagez en backpack d’auberges en auberges, vous rencontrez énormément de monde et il est très facile d’échanger sur les bons plans et choses incontournables de chacun. Les backpackers font en général les mêmes itinéraires et sont à la recherche d’activités similaires, ils sont majoritairement jeunes, voir très jeunes (en dessous de 25 ans). Pour anecdote, la réflexion d’une jeune allemande de 19 ans me disant “c’est bien que vous fassiez encore ça (un trip en sac à dos) à votre âge m’a fait mal ! lol

Tout cela pour en venir au fait que nous n’avons pas aimé Paï ! La majorité des très jeunes backpackers nous l’ont conseillé, mais nous n’avons pas su apprécier cette ville “supra touristique hippie” localisée à 3h de route de Chiang Mai. Nous avons eu un remake de notre ressenti d’Ao Nang sans la version américanisée, c’est à dire “Ah c’est ça ?”. Pour nous Pai est une ville surfaite que les Thaï ont désertés. La campagne y est jolie, mais la petite ville à la vibe “junkie tout est permis” ne nous a clairement pas fait vibrer. Certains vont l’adorer, d’autres auront le même ressenti que nous. Allez-y si vous souhaitez vous faire votre propre opinion, mais pour nous ce n’est clairement pas un spot incontournable.

11. Chiang Rai

Chiang Rai

4h de bus depuis Chiang Mai, nous voilà dans la ville de Chiang Rai notre dernière étape Thaïlandaise avant de rejoindre le Laos. Chiang Rai est une ville agréable où vous trouverez des temples somptueux (le white temple, le blue temple et le big buddha). Pour nous, il s’agit des plus beaux temples de la Thaïlande au même titre que ceux de Bangkok et ceux de Phetchabun. Vous aurez également la possibilité d’accéder au triangle d’or d’où vous pourrez observer les côtes birmanes et laotiennes (accès 1h15 en scooter depuis le centre de Chiang Rai, la route type autoroute n’est pas la plus agréable mais cela se fait). Le marché nocturne de Chiang Rai est aussi très attractif, vous trouverez de nombreux shops et stands de Hot Pot, la spécialité locale qui est une fois de plus un délice. Nous avons également apprécié le musée des tribus et de l’opium (le Hill Tribe Museum). Notre seul échec fut la visite du parc Singha durant le premier jour du festival des ballons. Rien n’était prêt, personne fut capable de nous renseigner sur les choses à faire dans le parc ou encore de nous transmettre un plan. Honnêtement à part un très beau champ de fleurs, nous avons trouvé que le parc n’avait rien d’exceptionnel.

Voilà pour un aperçu de notre road trip en Thaïlande, nous avons ensuite continué nos aventures aux Laos (article à venir).

J’espère que cet article vous aidera à planifier votre voyage, n’hésitez pas à me laisser vos commentaires.

Kathleen

Spotlight sur Mark, un “English man” en Thaïlande

Nous avons rencontré Mark par hasard en réservant une nuit dans son auberge de jeunesse :  “Karma Home Hostel” basée à Phitsanulok, à trois heures en train au nord d’Ayutthaya.

Mark vit depuis 17 ans en Thaïlande, il parle, lit le Thaï, et est d’une “zénitude” et “hospitalité” assez déconcertante. Il accueille chaque voyageur, prend le temps de présenter toutes les activités à faire aux alentours et propose chaque soir aux membres de l’auberge de dîner dans un spot typique de la ville. Le tout crée une ambiance très chaleureuse. L’auberge est “relativement” petite ce qui lui donne un côté intimiste, son roof top est aménagé avec des hamacs, un coin cozy pour se relaxer après une journée d’exploration. Mark fonctionne sur un principe de “confiance”, il met à disposition “nourriture et boissons” et vous effectuez le paiement en mettant de l’argent dans sa “boite à donations”. Similaire au fonctionnement des Néo-Zélandais, je trouve ce système de confiance “génial”, difficile le le projeter en France (mauvaise langue).

20190130_184919

Quelques mots sur Phitsanulok

Phitsanulok n’est pas une ville prisée des voyageurs, la majorité rejoignent directement Chiang Mai par manque de temps ou tout simplement de connaissance sur les possibilités qu’offre cette ville. Quel dommage ! Phitsanulok est typique, ancienne et déserte de touristes. La “streetfood”, les “nuités” et activités (cours de cuisine, yoga…) sont à des prix imbattables, les moins chers jusque là sur notre road trip. Et le point le plus important, Phitsanulok offre un accès à 1h30 en bus aux temples absolument prodigieux de Petchabun : Le Wat Phan Sorn Kaew et le Wat Phra That Pha Son (un parc Guëll version Thaï). Pour le retour jusqu’à Phitsanulok, “ faire du stop” est une option très sympathique. Je me répète peut-être mais les Thaïlandais sont vraiment d’une gentillesse incroyable.

Nous avons passé deux nuits à l’auberge “Karma Home Hostel“, de belles rencontres et de bons souvenirs.

Merci Mark.

Kathleen

20190207_153317

Spotlight sur Janine, une « mamie » globetrotter !

Elle a 83 ans, la regarder vous attendrit et vous donne une sacrée claque car elle est bourrée de « peps » et d’ondes positives ! Je vous présente Janine, une mamie globetrotter !

C’est à Krabi dans le sud de la Thaïlande que nous avons eu la chance de croiser le chemin du sublime duo mère-fille « Janine et Françoise ». Issues d’une famille de voyageurs, les deux complices ont choisi cette année de parcourir la Thaïlande pour un mois. Atterri à Bangkok, elles rejoignent par hasard leur « fils et petit-fils » en vadrouille en Asie. La bougeotte, c’est une histoire de famille ! Ce qu’elles aiment dans le voyage c’est la découverte au sens large : rencontres, plantes, cuisine, fonds marins pour Françoise et « snorkeling » pour Janine qui adore être dans l’eau et admirer les petits poissons.

Elle nous raconte d’ailleurs qu’elle n’a eu aucun problème l’an passé pour sauter du bateau en Guadeloupe.

Difficile de ne pas être impressionnés !

Pour Francoise, anciennement aide-soignante, elle nous confie que le voyage permet à sa maman de maintenir une santé de fer. « Cela lui permet de bouger physiquement et de ne pas rester assise, inactive, à côté de la cheminée en hiver. »

Timidement, j’ai demandé à Françoise si ce type de voyage n’était pas difficile pour elle et voici sa réponse :

La pire des douleurs est de perdre une personne que l’on aime et d’avoir des regrets sur ce que l’on aurait pu faire avec ou pour elle. Les moments à partager sont précieux ! Je continuerai à accompagner ma maman dans ses rêves de voyages tant que nous le pourrons. L’année prochaine nous partirons en Inde. « 

Nous souhaitons à ce joli duo encore de nombreux voyages autour de la planète et surtout de continuer à partager et de profiter de ces moments si précieux.

Une courte et belle rencontre.

Kathleen

Koh Lanta, l’île bonheur !

Vous ne savez pas quelle île choisir entre Koh Phi Phi, Phuket, Railay ou encore Koh Lanta ? Il est vrai que les possibilités sont multiples dans le sud de la Thaïlande et qu’il est difficile de faire un choix avec tous ces Koh…Tout dépend de ce que vous recherchez, (la fête, la détente, la plongée, l’authenticité, le confort, l’isolement…) Je vous conseille de bien vous renseigner avant de faire votre sélection.

De notre côté, après un arrêt à Aonang Beach de 3 jours, avec des excursions sur Railay Island et Hong Islands, notre choix s’est tourné vers Koh Lanta. La taille de l’île nous laissait entrevoir une certaine tranquillité et une destination moins “tourisme de masse” que les îles de Phuket, Koh Phi Phi ou encore à proximité de Aonang Beach. Les avis positifs de blogs de voyageurs nous ont également conforter dans notre choix.

En toute honnêteté, nous n’avons pas regretté un instant cette décision et nous avons même décidé de prolonger notre séjour au Lanta Family Resort”, un petit coin de paradis sur la plage de Klong Khong au milieu de la côte ouest.

20190124_135303

 

 

 

 

 

Conseils et idées d’activités pour apprécier votre séjour à Koh Lanta :

  • Nous recommandons de privilégier un hébergement sur la Côte Ouest de l’île (entre Long Beach et le National Park situé à la pointe sud). Sur cette portion, les plages sont belles, propres et vous trouverez de nombreuses possibilités pour vous restaurer, vous désaltérer et vous divertir à la tombée de la nuit (notamment sur la plage de Klong Khong).
  • Louer des scooters pour explorer l’île : les routes sont en bon état et la circulation n’est pas trop dense.
  • Côte Est : faire un tour à Old Town (de nombreux petits shops) et descendre jusqu’à la pointe “Pirates Bay” (un bar / hôtel très sympathique situé à côté d’une plage “rocheuse et sauvage” quasi désertique. Attention toutefois aux petites méduses.
  • Côte Ouest : descendre au National Park ( 200 bahts / personne = $6,35), ne vous posez pas de question, cela vaut le coup ! Le point de vue est magnifique, vous accédez également à deux plages (rocheuse et sable) et à un petit trail d’environ 1,7 km (ouvrez vos yeux pour repérer des varans). En quittant le parc, sur le chemin inverse, vous aurez de nombreux stops à effectuer pour découvrir les plus belles plages de l’île dont Mai Thai (Bamboo) Beach et Aonoui Beach. Arrêtez-vous boire un verre au Phu Pha view Restaurant et admirez la vue ! Le soir Klong Khong Beach offre de nombreux restaurants en bord de plage proposant des poissons fraichement pêchés, et des bars animés (nous avons adoré le Babylon et son ambiance très reggae.)
  • Bookez une excursion à la journée pour explorer une île voisine.
  • Ne perdez pas une minute du coucher de soleil.
  • N’oubliez pas votre crème solaire et votre anti-moustiques

20190125_124545

 

 

 

 

 

Notre itinéraire en 4 nuits / 5 jours :

Notre première journée s’appelle “farniente”, nous profitons de la beauté du lieu qu’offre le “Lanta Family Resort”, de la plage et de son coucher de soleil à couper le souffle. Le soir nous partons avec un couple de français, voisin de bungalow, diner dans l’un des nombreux restaurants de la plage de Klong Khong. De nombreuses options sont possibles, une atmosphère très “reggae” règne sur la plage, et des spectacles de feu prennent place.

Les deux jours suivants ont été consacrés à la découverte de l’ile en scooter, en faisant des stops cités dans la liste ci-dessus. Les soirs étaient consacrés à Klong Khong.

Pour le quatrième jour, nous avons décidé de booker une excursion pour les 4 Islands en long tail boat. Snorkeling, traversée à la nage d’une grotte dans le noir pour découvrir un lagon paradisiaque, plage de rêve… Nous n’avons pas pu voir la 4ème étape en raison d’une mer trop agitée. Je vous passe les détails de ce retour chaotique. On s’en souviendra ! Le soir encore et toujours nous étions à Klong Khong.

Nous avons clairement adoré notre séjour sur lîle de Koh Lanta et nous aurions pu rester facilement quelques jours de plus. Nous espérons que vous l’aimerez autant que nous.

Bonne découverte.

Kathleen

Coup de projecteur sur Uraï, propriétaire du « Lanta Family Resort” à Koh Lanta.

Après une semaine en Thaïlande à vagabonder entre Bangkok et la province de Krabi, nous étions à la recherche d’une ile “sauvage” et moins fréquentée par le tourisme de masse que celles que nous avions expérimenté jusque là. Notre rêve, un “brin utopiste” était de trouver un “bungalow au bord d’une plage paradisiaque”. Quelques recherches internet et des discussions avec des voyageurs rencontrés sur notre route ont orienté notre choix sur le “Lanta Family Resort” situé sur la plage de Klong Khong au centre de la Côte Ouest de l’île de Koh Lanta.

2h de ferry depuis Aonang Beach, 25 min de tuk tuk, nous voilà arrivés au “Lanta Family Resort “. Uraï, la directrice des lieux, nous accueille avec une gentillesse débordante. Depuis son comptoir, la plage aux eaux turquoises est à deux pas, les bungalows colorés sont derrière nous, paillote en guise de restaurant, hamac, chaises longues dans le sable, coin massage sur pilotis… C’est le paradis, nous ne pouvons pas contenir notre excitation.

Le Lanta Family Resort est une histoire familiale, il a été crée il y a environ 20 ans avant le Tsunami par les parents d’Uraï puis rénové après cette tragédie. Aujourd’hui, à 30 ans, c’est elle qui a repris les rennes de l’entreprise et manage une dizaine de personnes, tous membre de sa famille. Le Lanta Family Resort propose un parc de 25 bungalows classé en deux catégories : des bungalows avec climatisation et eau chaude à ($32 / nuit) et d’autres légèrement plus sommaire avec ventilateur et eau froide à ($22 / nuit). Nous avons opté pour la seconde option, correspondant au confort que nous recherchions. Le ventilateur vous rafraîchit suffisamment la nuit et je vous garantie que l’eau chaude n’est pas indispensable pour se doucher. Au Lanta Family Resort, vous trouverez un restaurant proposant l’intégralité des plats traditionnels thaï “sans porc” et des apéritifs “avec ou sans alcool” (l’île est majoritairement musulmane), un espace massage, un espace détente avec terrasse sur pilotis et hamac, une plage de carte postale, un service de laundry, de location de scooters et dernier point très avantageux une agence de “tourisme”. Uraï, vous aide dans l’organisation de tout ce que vous souhaitez entreprendre (transport, excursions, activités…)

> Découvrez des conseils et idées d’activités pour profiter pleinement de votre séjour à Koh Lanta.

Nous avons passé un séjour incroyable dans ce lieu paradisiaque, nos deux jours se sont transformés en cinq ! Nous remercions Uraï et sa famille pour leur gentillesse et la qualité de leurs services. Nous leur souhaitons une très belle continuation, la construction d’une piscine et plein de bonheur en famille et avec leurs clients du monde entier.

Nous recommandons ce lieu à tout voyageur de passage sur l’île de Koh Lanta.

Contact : Booking / Facebook

Coup de projecteur sur « Mama »

Telle une gardienne, Mama se tient devant son restaurant « typique » du quartier de Silom à Bangkok. Elle vous interpelle, elle est directe ! Si vous décidez de ne pas vous assoir à l’une de ses tables en bord de rue, vous pouvez lire sa déception sur son visage alors vous revenez sur vos pas, vous vous laissez tenter et vous goûtez l’un de ses plats. La magie opère, c’est un délice, c’est typique, c’est simple, c’est chez « Mama Mia » !

Contact : « Mama Mia »: Soi Silom 20, Bangkok 10500, Thailand / Facebook

Bangkok, « royalement » mythique !

Temples somptueux, street food, marchés, vie nocturne de folie, locaux d’une gentillesse débordante, tuk tuk, fleuve Chao Phraya, massages, Chinatown… Bangkok, la capitale de la Thaïlande est une ville trépidante mêlant authenticité et modernité. Un véritable coup de coeur !

Dans cet article vous trouverez les immanquables de Bangkok et quelques conseils pour vous aider à profiter pleinement de votre séjour dans cette fabuleuse mégalopole “royale”.

CONSEILS :

  • LOGEMENT : si vous êtes de passage “éclair”, je vous suggère de loger au nord de Bangkok à proximité du quartier très touristique de Kho San Road afin d’être à proximité des temples phares et du grand palais. Pour info : nous avons logé à l’auberge Lub D Silom (au sud de la ville) ou nous avons passé un très bon séjour en chambre privée (environ 18 euros la nuit). Bonne atmosphère, design sympa et sanitaires communs impeccables.
  • TRANSPORT : le tuk tuk pour les courtes distances (prix négociables) et pour les plus longues, je vous recommande la “sky line” et les navettes en bateaux sur le fleuve Chao Phraya afin d’éviter les embouteillages hallucinants et les pots d’échappement. Vous pouvez également opter pour le taxi en “heures creuses” (moins cher que le tuk tuk) ; Demander d’activer le “meter” pour avoir un prix correspondant à la distance parcouru et non à votre gentille tête de touriste.
  • FOOD : si vous êtes un fan de street food, les rues de Bangkok sont un paradis ! Mention spéciale pour Chinatown (y aller le soir), Kho San Road et enfin Silom avec le restaurant typique “Mama Mia” dans la rue de Silom Road : (Soi Silom 20, Silom Road, Bangkok 10500, Thailand+66 94 552 4226). La “boss” est un petit bout de femme qui vous attrape dans la rue, vous fait assoir à l’une de ses tables et fait en sorte que votre expérience soit excellente.
  • VIE NOCTURNE : très touristique et prisée des backpackers mais je suis obligée de l’avouer Kho San Road c’est de la folie (ne pas avoir peur de la foule et des décibels).

QUOI FAIRE À BANGKOK?

    • Le “Palais Royal” et le “Wat Phra Kaew”
    • Le “Wat Pho” : bouddha allongé doré de plus de 40 mètres
    • Le “Wat Arun” : en fin de journée pour admirer un coucher de soleil mythique
    • Le musée des “barges royales”: situé au nord de la ville, vous découvrirez ces bateaux de plus de 20 mètres de long préparés minutieusement pour les grandes occasions.
    • « La maison de Jim Thompson » : collection de statues et d’oeuvres d’art “Thaï” appartenu à JT, un entrepreneur et collectionneur américain, expatrié et amoureux de la Thaïlande, qui a travaillé dans le marché de la soie et a mystérieusement disparu en Malaisie en 1967.
    • Le marché de Chatuchak (les week-ends) : vêtements et objets de toutes sortes
    • Chinatown : très animée en soirée, parfait pour tous les amateurs de “street Food”
    • Kho San Road : le quartier touristique = street food, commerces de rue, nombreux bars, restaurants, massages…
    • Boire un verre sur un rooftop : Vertigo Bar, Skybar, Octave Rooftop Bar, Mode Sathorn Hotel).
  • Assister à un combat de de boxe thaï (toute la semaine)

INFORMATIONS IMPORTANTES :

    • Pour toutes les visites dans des “lieux sacrés” (temples, grand palais…) il est obligatoire d’avoir une tenue appropriée : jambes couvertes pour le bas  = longueur minimum en dessous des genoux / pour le haut les épaules doivent être couvertes = au minimum un Tee-shirt, débardeurs interdits.
  • Ne vous laissez pas piéger par une excursion “visite des canaux” au sud du fleuve Chao Phraya avec un soit disant marché flottant, un élevage de poissons… C’est clairement une arnaque  ! Voilà on s’est fait avoir, donc je préfère vous mettre en garde. Au passage certains chauffeurs de taxi vont essayer de vous convaincre pour effectuer ce type d’excursions à 1h30 de Bangkok, ne vous laissez pas avoir !

Bon voyage à tous.

Kathleen.

« Tout quitter » pour suivre son partenaire aux États-Unis

Suite à mon premier article relatant mon parcours scolaire et professionnel depuis l’obtention du BAC en 2006 jusqu’à mon arrivée en Californie en Juillet 2016, je souhaite désormais partager avec vous mon retour d’expérience sur ces 2,5 années passées aux États-Unis.

Je suis arrivée aux États-Unis en juillet 2016 car j’ai fait le choix de suivre mon partenaire, (aujourd’hui mari) qui a obtenu un renouvellement de « working visa » pour repartir travailler au siège de sa société basée à Huntington Beach, en Californie du sud. Un rêve qui se réalise de son côté, une douche froide du mien car il était bien sur inenvisageable de faire Annecy – Los Angeles les week-ends. Rentrée depuis 2 ans en France d’une année de césure à l’étranger, j’avais un job épanouissant, j’étais entourée de ma famille et mes amis les plus proches et je venais tout juste d’investir et de rénover un appartement dans lequel je pensais enfin poser mes valises pour quelques années. Tout cela pour dire qu’un départ aux US n’était pas au programme de mon côté mais la vie en a décidé autrement. Il était inconcevable de ne pas tenter cette aventure, même si je dois l’avouer la réplique culte « j’y vais mais j’ai peur » prenait tout son sens.

AVANT LE DÉPART : L’ADMINISTRATIF

La première grosse difficulté pour la personne qui suit son partenaire ou mari aux États-Unis et qui souhaite travailler également est « administrative », je parle bien entendu des visas. Si vous n’êtes pas mariés, vous n’êtes pas rattachés au visa de votre partenaire, ce qui signifie que vous n’aurez pas d’autres choix que d’opter soit pour un visa touriste (90 jours maximum autorisés sur le territoire) soit un visa étudiant le F-1 (obligation de suivre une formation à temps complet), soit un J-1 ou OPT (réalisation d’un stage en entreprise) ou encore un visa E-2 (investisseur). Les deux derniers visas cités seront vos seules options si vous souhaitez travailler légalement sur le territoire. Si vous pensez arriver sur place avec l’espoir de trouver une entreprise vous « sponsorisant », sachez que très peu se lancent dans ce type de démarche. Si vous êtes mariés, vous aurez la possibilité de travailler légalement sur le territoire si le type de visa délivré à votre conjoint vous le permet (renseignez-vous bien). Si c’est le cas vous devrez suivre la procédure de demande d’autorisation de travail en arrivant aux États-Unis et compter entre 3 et 6 mois d’attente pour recevoir votre carte et votre SSN (social security number). Une fois cette carte réceptionnée, vous pourrez officiellement et légalement travailler sur le territoire, pour tous types de sociétés, jusqu’à la date d’expiration de votre autorisation (rattachée à celle du visa de votre conjoint).

De mon côté, n’étant pas mariée et après de multiples recherches, la solution la plus judicieuse était d’opter pour un visa étudiant. Pleine d’ignorance, j’ai donc recherché des formations potentielles en cohérence avec mon parcours. J’ai très vite déchanté en découvrant le coût des études en université pour un MBA (entre $45 000 et $90 000 pour une année). Par conséquent, mes recherches ont pris une nouvelle direction et je me suis orientée vers une formation ESL (english as a second language) dans une école linguistique privée. Ma stratégie était claire, améliorer mon anglais en quelques mois pour rapidement trouver sur place une entreprise sponsor ou un stage pour basculer sur un visa J-1. J’étais celle qui « suivait » le rêve de son partenaire et par conséquent je devais me l’approprier en me fixant des objectifs pour donner au-delà d’un projet de couple, un sens personnel à cette décision. Il m’était impératif que je puisse me réaliser dans un projet scolaire ou professionnel sur place. Ce point est je pense la clé d’une réussite d’une « expatriation » à deux.

AVANT LE DÉPART : LA PROJECTION

Avant mon arrivée au pays de l’oncle Sam, j’avais déjà pas mal vadrouillé en sac à dos en Europe, Asie et Océanie, fait une année en working holiday visa à Wellington en Nouvelle-Zélande, mais je n’avais jamais mis un pied sur le territoire américain. Hormis New-York, les US ne faisaient pas partie de mon haut de tableau des destinations à visiter impérativement dans les prochaines années. Vous vous imaginez bien que j’avais encore moins envisagé, ni rêver d’y habiter un jour. L’idée « basique et clichée » que je m’en faisais était qu’il s’agissait d’un pays gigantesque, riche, puissant, influenceur, libre, regorgeant de superstars internationales toutes catégories confondues, roi de « l’entertainment », de la démesure et bien sûr ou il est facilement possible d’entreprendre et de vivre the AMERICAN DREAM ! Bien que la Californie soit aux US, j’avais un feeling spécifique (une fois de plus très cliché) cela résonnait plus dans ma tête comme un lieu relax (soleil, plage, palmiers, sillicon valley, hollywood, 2 pac, alerte à Malibu), en bref une vibe positive et attirante. Je vous avais prévenu, ma réflexion était très basique !

Dans tout changement de vie, les émotions vacillent comme des montagnes russes, l’inconnu attire et fait peur à la fois. Hors le fruit de mon imagination alimentée par des recherches Wikipédia, des Google Images et les descriptions de mon partenaire (qui était entre les US et la France depuis ses 18 ans), je ne savais pas trop à quoi m’attendre mais je restais très enthousiaste à l’idée de vivre cette aventure. Une chose était sûre, je ne m’étais jamais inquiétée de mon intégration, ni encore moins de vivre un choc culturel. L’adaptation à ce nouveau pays n’a pourtant pas été si simple.

L’ARRIVÉE À LOS ANGELES AIRPORT ET LES PREMIERS RESSENTIS SUR ORANGE COUNTY

Arrivée à LAX, un peu moins d’une heure en voiture me séparait de Huntington Beach ma future ville d’adoption. Sous un soleil rayonnant, je découvrais avec surprise « l’highway » (l’équivalence de l’autoroute française mais gratuite) avec ces six voies de largeur pour une même direction soit 12 voies de circulation dans les 2 sens, beaucoup de grosses voitures et des panneaux publicitaires gigantesques. A ce moment-là, je ne pouvais m’empêcher de penser à la réplique de Florence Foresti « oh la la y’a du monde ». Pas de doute j’étais bien arrivée aux US. Avant ma rentrée scolaire, j’en ai profité pour découvrir la région d’Orange County et en toute honnêteté, mes premiers ressentis étaient assez mitigés. Le premier point inévitable est ce sentiment de « dimension XXL », cafés, commerces, voitures, routes, infrastructures sportives… Ici tout est immense. Une météo idéale, l’océan Pacifique, les plages immenses bordées par des pistes cyclables et des locaux très «friendly » sont bien sur des points très séduisants. Mon inquiétude était plus orientée sur le « lifestyle » et l’organisation de l’urbanisme (il faut dire aussi que j’adorais Annecy, ma ville d’origine, qui offre un cadre de vie assez exceptionnel entre lac et montagnes). A l’opposé des villes européennes, les transports en communs sont quasi-absents, tout se fait en voiture, vous pouvez d’ailleurs manger, boire, et retirer de l’argent quasiment tous les 50 mètres, 24h/24, 7jrs/7, sans descendre de votre bolide. L’aspect que je trouvais le plus dérangeant est que je ne retrouvais pas la notion de centre-ville, un espace ou vous pouvez tout faire à pied, vous promenez et flâner devant des vitrines de petits commerces, de terrasses de cafés, de restaurants ou encore un marché. À Laguna Beach (25 000 habitants) et Huntington Beach (190 000 habitants), vous retrouvez un peu ce mode de vie, mais il est vrai que la « main street » est petite par rapport à la taille de la ville. En comparaison, imaginez-vous par exemple une ville de la taille de Besançon avec un centre-ville composée d’une seule rue commerçante de 100 mètres. Étrange, non ? En Orange County, les villes sont principalement organisées autour des axes routiers. Par conséquent, les commerces et les « lieux de vie », sont regroupés dans des zones commerciales ou des malls (équivalent à des grands centres commerciaux français) en bord de route dans de grands bâtiments modernes et neufs. Il est d’ailleurs assez hallucinant de découvrir le nombre de chaînes de magasins pour tout et n’importe quoi. Je m’étais fait la remarque lorsque nous étions à la recherche de rangements quelconques (type boites, casiers) pour notre appartement ; et bien après une petite recherche Google nous sommes allés dans un énorme magasin dédié au paradis du rangement. Si vous avez un besoin quelconque ou rare, ici vous trouverez toujours à proximité un commerce pour le vendre. C’est assez impressionnant ! En raison d’une architecture très moderne et uniformisée (mais aussi je l’avoue d’un mauvais sens de l’orientation), il m’a fallu énormément de temps pour me repérer car je trouvais que tout se ressemblait, je ne pouvais même pas remarquer que je passais d’une ville à une autre lorsque je conduisais. Rien ne dénotait. Je découvrais également avec stupeur des bars avec 15 écrans TV diffusant de nombreux matchs sportifs et attention aux US entre le baseball, le basket ball, le hockey, les sports de combat… Le sport à la TV c’est toute l’année et tous les jours. Une grande surprise également fut de découvrir que la vie nocturne s’arrêtait à 2h du matin, et non 2h01, ici il n’y a pas de négociation interminable à la française, les personnes respectent « plus facilement » les règles (à bon entendeur). En fonction des personnes, de leurs pays d’origines, du « contexte et des conditions d’arrivée », le temps d’adaptation en Orange County ou ailleurs appartient à chacun. Je souhaitais simplement vous faire partager avec honnêteté les premières différences marquantes qui m’ont interpellé en arrivant. Bien que le coin possède des aspects très positifs, je trouvais qu’il manquait cruellement de charme et d’authenticité. En clair, cela n’a pas été un coup de foudre immédiat.

MA PREMIERE ANNÉE AUX ÉTATS-UNIS À ORANGE COUNTY : LE RETOUR À L’ECOLE

Trois semaines après mon arrivée en Orange County, j’ai intégré une école linguistique basée à Costa Mesa, une ville limitrophe. Comme je l’expliquais auparavant, pour obtenir le visa F-1 vous devez être considéré étudiant à temps complet soit suivre au minimum 18h de cours par semaine dans une école « accréditée ». Mon école proposait des cours du Lundi au Vendredi de 8h15 à 14h30 par niveau (de débutant à avancé), mais aussi une formation spécifique préparant à l’examen du TOEFL. Le temps de formation dépendait de chaque élève et de son projet personnel. Il n’y avait aucune limite imposée par l’école. Certains étudiants pouvaient être là pour une courte période (par exemple durant des vacances scolaires) et d’autres pour une longue durée en vue d’obtenir un certain score TOEFL pour l’intégration d’une université américaine. Le premier jour de la rentrée, vous effectuiez un test d’Anglais général qui vous orientait vers votre classe de niveau (de 1 à 6). La majorité des étudiants venaient du Moyen Orient, de l’Asie et de l’Amérique Latine (je pense avoir rencontré quatre européens en 5 mois).  Tous les âges et toutes les nationalités étaient mélangés, ce qui parfois donnait des cours très animés lorsque les sujets dérapaient sur nos différences culturelles. Ce « melting pot » était le point le plus séduisant de l’école. Au-delà de l’anglais, j’ai appris énormément sur les cultures de chacun et je trouvais nos convictions et personnalités, passionnantes et inspirantes. Nous venions tous de pays très différents dans leurs fonctionnements mais nous nous retrouvions à un « instant T » dans ce lieu au même pied d’égalité à apprendre l’anglais et à rencontrer des difficultés similaires. Ce type d’expérience fut incroyable et m’a apporté énormément sur le plan personnel et en termes d’ouverture d’esprit. L’énorme avantage également fut que l’école m’a permis très rapidement de rencontrer de nouvelles personnes et d’avoir une vie sociale dynamique. Ces relations amicales étaient de même nature qu’en voyage, éphémères et intenses car personne n’était là pour la même durée.

Parallèlement à l’école, je m’étais inscrite dans une salle de sport proposant de nombreuses classes. J’y allais tous les jours après les cours pour m’entrainer et dans l’espoir de me créer un groupe d’amis locaux. J’avais accordé une énorme importance à la recherche d’interactions sociales et « d’amis » américains. Ce point était pour moi l’un des facteurs clés d’une intégration réussie. Je m’efforçais d’éviter tous types de connexions françaises car à la maison je parlais déjà ma langue maternelle avec mon partenaire (nous avons essayé à de multiples reprises de ne parler qu’en anglais mais cela n’a jamais duré très longtemps). Avec mes amis d’école, dans un contexte international, je me sentais à l’aise, nous parlions « le même anglais » mais dans un contexte local ce n’était pas la même histoire. Je comprenais le sens global des propos d’un interlocuteur mais pour parler c’était une autre paire de manches. Au départ, je ne trouvais pas les mots, mon accent était difficilement compréhensible et en plus j’avais une anxiété incontrôlable lorsque je souhaitais m’exprimer. Vous savez ce petit rire nerveux constant qui vient après chaque phrase et qui vous donne un air très « stupide ». Je rêvais d’échanger mais j’étais bloquée car je savais pertinemment que ma capacité à répondre allait être limitée et futile ; et puis quand vous devez répéter vos propos pourtant basiques 3 fois si ce n’est plus avant d’être comprise, parfois vous vous découragez et vous vous refermez. Une petite anecdote, personne n’a jamais compris instantanément mon prénom (Kathleen) pourtant d’origine anglophone quand je me présentais. On me disait, oh Jacqueline ? Katherine ? et je me répétais à chaque fois non : « Kat like a cat like the animal, you know Miaou Miaou and then Leen, KATHLEEN ». Voilà où on en était ! Charmant. En bref, il me restait du chemin avant de maitriser l’anglais dans un environnement « local et non international ».

Après quelques mois passés sur le territoire, me sentant un peu plus à l’aise avec « la langue », je me suis mise à chercher des stages en parallèle de mes études. Par conséquent, j’ai passé mes premiers entretiens professionnels. Stress maximum ! L’étape intermédiaire du téléphone n’était jamais validée. La seule chance que j’avais était d’accéder directement à un entretien en face à face et de trouver une société intéressée par un profil bilingue Français / Anglais. Malheureusement, ce type de critère de recherche est très rare dans la région. Les entreprises sont plus attirées par des profils bilingues Chinois, Coréens ou encore Espagnols que Français. Autre point, mes diplômes et références professionnelles françaises n’étaient pas « reconnues ». Les entreprises sont intéressées par ce que vous avez fait aux US et non dans votre pays d’origine. De plus, elles sont frigides de se lancer dans des démarches de visas (même pour un stage) lorsqu’elles ne connaissent pas la procédure administrative. Elles passeront plus facilement le cap si vous avez des compétences techniques « exceptionnelles ». Autant vous dire que des profils généralistes comme le mien en « Marketing et Communication » ne font pas partie de la catégorie des compétences rares. A cette période, la seule opportunité que j’aurais pu « pousser » était un poste potentiel basé au nord de Los Angeles (environ 3h à 3h30 de trajet par jour avec les embouteillages), le projet n’était clairement pas viable pour un statut de « stagiaire ». Je ne désespérais pas mais j’avais bien conscience que de trouver une entreprise allait être une tâche fastidieuse.

Après 8 mois passés aux US, mon « statut » de partenaire s’est transformé en celui de conjointe. Ce changement m’a permis d’être rattachée au visa L-1 de mon mari et par chance d’effectuer une demande « d’autorisation de travail sur le territoire ». Ma carte et mon numéro SSN (social security number) m’ont été délivrés au bout de trois mois. Durant cette période d’attente, j’en ai profité pour explorer la côte ouest américaine et ses nombreux parcs nationaux. Et autant vous dire que c’est à ce moment-là que je suis tombée amoureuse du pays (ça c’est encore une autre histoire). Mon autorisation de travail et mon SSN en poche marquait le début d’un nouveau tournant. Je n’étais plus à la recherche d’un stage mais bien d’un travail.

=> Retrouvez la suite de ces péripéties américaines: MON PREMIER JOB AMÉRICAIN, UNE BELLE CLAQUE!