Une vie aux US ! Interview de Benoit Courcelle.

1. Peux-tu te présenter et nous décrire brièvement ton parcours avant d’arriver aux US ?

« J’ai grandi en Normandie, puis dans la banlieue parisienne avant de déménager dans le 17ème arrondissement de Paris à l’âge de 15 ans. Après le BAC, j’ai intégré une FAC de droit, non pas par passion mais parce qu’il s’agissait de la voie « classique » à emprunter pour se préparer au concours de commissaire de police, le métier que je souhaitais exercer à l’époque. Une fois ma maîtrise en droit publique validée, j’ai commencé à « bachoter« sur ce fameux concours. L’anglais faisant partie des épreuves écrites, j’ai décidé de partir aux États-Unis dans le but de l’améliorer mais aussi de vivre une nouvelle expérience à l’étranger. »

Une petite anecdote :

« Avant de m’envoler pour les États-Unis, je suis allé boire un verre avec un ami qui m’a posé une question pour me tester sur mes « compétences linguistiques » ».

  •  Il m’a demandé : « Comment dis-t-on en anglais, il fait beau temps ? ».
  •  J’ai fièrement répondu : « The time is good ! ». 

« Mon ami a beaucoup ri ! Tout cela pour vous dire que mon niveau était au plus bas, l’anglais n’était clairement pas gagné ! »

2. Dans quel contexte es-tu arrivé aux États-Unis ?

« Je suis arrivé mi-décembre 1985, à 23 ans chez le fils d’un couple d’amis « russo-libanais » de mes parents qui m’avait proposé d’occuper une chambre « gracieusement » pour trois mois dans son appartement à Los Angeles. Je me souviens de mes débuts sur le sol américain comme si c’était hier. Mon vol de Paris à LA en passant par Minneapolis fut une sacrée « galère« . J’étais en retard, perdu pour trouver cet « aéroport domestique« , je ne parlais pas un mot d’anglais, il neigeait, j’étais frigorifié avec ma petite veste « Lacoste » à la française et pour finir je découvrais avec stupeur des « cow-boys » à la place des policiers. De fil en aiguille, j’atterris finalement à LA, ma première nuit se passe relativement calmement mais quand je me réveille seul dans l’appartement, c’est un coup de panique qui survient. Ma première pensée a été de me dire : « Qu’est-ce que je fais là ?« .

 Comme je l’expliquais auparavant, l’objectif de ma venue aux États-Unis était d’améliorer mon anglais « rapidement » pour repartir en France passer le concours de commissaire de police. A cette époque, je pensais que quelques mois étaient suffisants pour apprendre une langue étrangère.

Pour financer ce projet, j’ai fait des « petits boulots » et un prêt étudiant. Je suis arrivé aux États-Unis avec 2000 dollars en poche, de quoi payer ma vie sur place, en aucun cas un logement ni une voiture (à savoir qu’à cette époque 10 francs équivalaient à 1 dollar) ».

3. Quel a été ton parcours aux États-Unis ?

PHASE 1 :« Peu de temps après mon arrivée et quelques recherches, j’ai trouvé rapidement une école à « Downtown LA » proposant des cours d’anglais pour immigrés. Les frais de registration à 25 cts ne m’ont pas fait hésiter trop longuement pour l’intégrer. C’est aux cotés des communautés latinos et asiatiques que je m’élançais dans l’apprentissage de cette nouvelle langue.

Après 3 mois passés à l’école, je ne maîtrisais toujours pas l’anglais et il m’était difficilement envisageable de rentrer en France. Par chance, l’un de mes camarades de classe nicaraguayen me proposa de loger chez lui, avec toute sa famille, dans le quartier latino de LA. J’y suis resté six mois ! Je continuais d’aller en cours et je passais le reste de mes journées à « Downtown« avec mes amis artistes peintres et créateurs, rencontrés à l’école ».

Petites anecdotes :

« Je me déplaçais toujours en bus et aucun chauffeur ne me comprenait quand je donnais le nom de l’arrêt ou je souhaitais m’arrêter ». 

« Une surprise que j’ai eu dans mon école est que les professeurs me disaient : « Très bien ! Bon travail ! » Un discours auquel je n’étais pas habitué durant ma scolarité en France ».

PHASE 2 : « Via des connexions de mon père, j’ai trouvé un emploi à Irvine dans le département international de l’entreprise « Allergan » (spécialisée à l’époque dans les produits médicaux pour les yeux). J’ai passé une année dans le pôle « Market research » puis je suis rentré en France pour effectuer mon armée. J’y suis resté 3 mois avant d’être reformé suite à un accident de voiture que j’avais eu aux États-Unis. Après cette étape, je suis restée environ six mois en France à faire des petits boulots avec comme seul souhait, retourner vivre aux US ».

PHASE 3 : « En 1989, période de récession, j’ai décidé de retourner aux États-Unis où j’ai commencé un nouvel emploi en tant que « Graphic Designer » pour un fabricant de « vaisselles » dans l’industrie alimentaire. Nouveau job, nouveau challenge et apprentissage de nouvelles compétences ! Cela fait maintenant trente ans que je travaille et que j’ai évolué au sein de cette même société.

Mon « leit motiv » a toujours été de travailler dur dans le but d’évoluer et d’accéder à de meilleures positions.

Depuis 20 ans, je fais partie de la division internationale. Notre volume de ventes est cinquante fois plus important que lorsque j’ai commencé. Nous comptons plus de sept usines à travers le monde et plus de 1200 collaborateurs. Grace à mon poste de « Directeur du développement des marchés internationaux« , je suis aujourd’hui impliqué dans différents départements :  Vente, Marketing et Logistique.

En parallèle à cette carrière, j’ai développé avec quelques amis une école de langue proposant des cours de français pour des locaux en quête d’apprendre la langue de Molière ! J’ai également créé plusieurs « business » proposant des services de traduction, de graphisme, d’exportation de logiciels, d’importation de fours d’une entreprise française… Dans ce lot d’expériences, certaines ont marché, d’autres non !

Quand vous vivez aux États-Unis, vous gardez toujours en tête la possibilité de créer un business ; Vous êtes constamment en train de rechercher des idées potentielles. C’est un sentiment agréable de savoir que tout est possible mais il faut être prêt à y consacrer du temps.  

4. Quels ont été les points positifs et les difficultés rencontrées liés à ton « expatriation » ?

Points positifs :

  • « La liberté de faire ce que l’on veut et de sortir du cursus classique Français : « Street smart Vs Book smart ! »
  • « Un pays de vendeurs, si tu sais vendre tu peux tout faire ! »
  • « Si tu souhaites évoluer et que tu travailles dur, c’est possible ! »

Travaille dur, 10 heures par jour et atteint tes objectifs ! Ne demande pas pour un jour de RTT ou un extra jour de vacances, juste TRAVAIL ! Apporte un plus à l’entreprise, challenge ton boss, sollicite-le, sois proactif. N’attend pas d’être promu ! La formule est simple pour évoluer aux US, en tout cas il y a des possibilités.

Les difficultés rencontrées :

  • « La difficulté de créer des liens amicaux ».
  • « Le choc des cultures : à l’époque, il y a 30 ans, les États-Unis étaient un pays très riche et puissant. Les Américains avaient un intérêt très limité sur ce qu’il se passait à l’extérieur, à vrai dire ils s’en fichaient ! Il y avait leurs façons de faire ou aucune. De culture anglo-saxonne, les Américains sont moins « sensibles » que des personnes ayant un « background latin« . Ils sont « forts, durs et savent qu’ils sont les meilleurs » donc en tant que Français, il a fallu apprendre à « dealer » avec ce type de tempérament ».

5. As-tu vécu des moments où tu souhaitais retourner en France ?

« Oui énormément lors de ma première année (des moments durs, la barrière de la langue, le dépaysement, un contrôle de police qui m’avait franchement refroidi, et bien évidemment le manque de ma famille…) A savoir qu’à cette époque il n’y avait ni téléphone portable ni internet, le téléphone en cabine coutait extrêmes cher (d’ailleurs il y avait un véritable business de vente de cartes téléphoniques dans la rue).  J’arrivais à contacter mes parents environ deux fois par mois ».

6. Quels sont tes prochains projets ?

  • « Continuer de développer le marché chinois pour l’entreprise dans laquelle je travaille avec deux axes de priorités ; former l’équipe de vente à un niveau d’excellence et augmenter la notoriété de notre entreprise ».
  • « Décider du lieu où je passerai ma retraite. Quand vous êtes un « expat » depuis si longtemps vous n’appartenez plus à un seul pays. Il faudra peut-être en trouver un autre ».
  • « Faire du consulting pour des entreprises qui souhaiteraient développer leur business à l’international ».
  • « Profiter de la vie et rester « healthy » ! Ce sont deux projets très importants».
  • « Visiter des pays en Asie et en Europe que je ne connais pas encore ».

7. Tu as passé plus d’années aux US que dans ton pays d’origine. Si tu avais à nouveau le choix, recommencerais-tu ? Si oui, que ferais-tu différemment ?

« Oui, sans aucune hésitation, partir fut la meilleure décision. Les US m’ont permis d’accomplir de nombreux projets personnels et professionnels. J’ai un job que j’aime, qui me permet de voyager dans le monde entier, je suis financièrement stable, je profite du soleil 95% du temps tous les matins… J’ai une très bonne qualité de vie que je partage avec ma famille et mes amis ».

Ce que je ferai différemment :

  • « Obtenir un MBA et apprendre à vendre. Être vendeur aux US est la porte pour atteindre des jobs plus élevés ».
  • « Développer d’avantage mon networking ».

« Aujourd’hui je recommanderais aux jeunes qui souhaitent voyager pour apprendre l’anglais d’aller en Asie, Hong Kong ou encore Singapore où il est possible d’obtenir des working visa de 1 an ».

Un immense merci à Benoit Courcelle : « Directeur du développement des marchés internationaux » à Cambro Manufacturing, pour son retour d’expérience, son temps et sa confiance.

Kathleen

Spotlight sur Mark, un “English man” en Thaïlande

Nous avons rencontré Mark par hasard en réservant une nuit dans son auberge de jeunesse :  “Karma Home Hostel” basée à Phitsanulok, à trois heures en train au nord d’Ayutthaya.

Mark vit depuis 17 ans en Thaïlande, il parle, lit le Thaï, et est d’une “zénitude” et “hospitalité” assez déconcertante. Il accueille chaque voyageur, prend le temps de présenter toutes les activités à faire aux alentours et propose chaque soir aux membres de l’auberge de dîner dans un spot typique de la ville. Le tout crée une ambiance très chaleureuse. L’auberge est “relativement” petite ce qui lui donne un côté intimiste, son roof top est aménagé avec des hamacs, un coin cozy pour se relaxer après une journée d’exploration. Mark fonctionne sur un principe de “confiance”, il met à disposition “nourriture et boissons” et vous effectuez le paiement en mettant de l’argent dans sa “boite à donations”. Similaire au fonctionnement des Néo-Zélandais, je trouve ce système de confiance “génial”, difficile le le projeter en France (mauvaise langue).

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Quelques mots sur Phitsanulok

Phitsanulok n’est pas une ville prisée des voyageurs, la majorité rejoignent directement Chiang Mai par manque de temps ou tout simplement de connaissance sur les possibilités qu’offre cette ville. Quel dommage ! Phitsanulok est typique, ancienne et déserte de touristes. La “streetfood”, les “nuités” et activités (cours de cuisine, yoga…) sont à des prix imbattables, les moins chers jusque là sur notre road trip. Et le point le plus important, Phitsanulok offre un accès à 1h30 en bus aux temples absolument prodigieux de Petchabun : Le Wat Phan Sorn Kaew et le Wat Phra That Pha Son (un parc Guëll version Thaï). Pour le retour jusqu’à Phitsanulok, “ faire du stop” est une option très sympathique. Je me répète peut-être mais les Thaïlandais sont vraiment d’une gentillesse incroyable.

Nous avons passé deux nuits à l’auberge “Karma Home Hostel“, de belles rencontres et de bons souvenirs.

Merci Mark.

Kathleen

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Spotlight sur Janine, une « mamie » globetrotter !

Elle a 83 ans, la regarder vous attendrit et vous donne une sacrée claque car elle est bourrée de « peps » et d’ondes positives ! Je vous présente Janine, une mamie globetrotter !

C’est à Krabi dans le sud de la Thaïlande que nous avons eu la chance de croiser le chemin du sublime duo mère-fille « Janine et Françoise ». Issues d’une famille de voyageurs, les deux complices ont choisi cette année de parcourir la Thaïlande pour un mois. Atterri à Bangkok, elles rejoignent par hasard leur « fils et petit-fils » en vadrouille en Asie. La bougeotte, c’est une histoire de famille ! Ce qu’elles aiment dans le voyage c’est la découverte au sens large : rencontres, plantes, cuisine, fonds marins pour Françoise et « snorkeling » pour Janine qui adore être dans l’eau et admirer les petits poissons.

Elle nous raconte d’ailleurs qu’elle n’a eu aucun problème l’an passé pour sauter du bateau en Guadeloupe.

Difficile de ne pas être impressionnés !

Pour Francoise, anciennement aide-soignante, elle nous confie que le voyage permet à sa maman de maintenir une santé de fer. « Cela lui permet de bouger physiquement et de ne pas rester assise, inactive, à côté de la cheminée en hiver. »

Timidement, j’ai demandé à Françoise si ce type de voyage n’était pas difficile pour elle et voici sa réponse :

La pire des douleurs est de perdre une personne que l’on aime et d’avoir des regrets sur ce que l’on aurait pu faire avec ou pour elle. Les moments à partager sont précieux ! Je continuerai à accompagner ma maman dans ses rêves de voyages tant que nous le pourrons. L’année prochaine nous partirons en Inde. « 

Nous souhaitons à ce joli duo encore de nombreux voyages autour de la planète et surtout de continuer à partager et de profiter de ces moments si précieux.

Une courte et belle rencontre.

Kathleen

Coup de projecteur sur Uraï, propriétaire du « Lanta Family Resort” à Koh Lanta.

Après une semaine en Thaïlande à vagabonder entre Bangkok et la province de Krabi, nous étions à la recherche d’une ile “sauvage” et moins fréquentée par le tourisme de masse que celles que nous avions expérimenté jusque là. Notre rêve, un “brin utopiste” était de trouver un “bungalow au bord d’une plage paradisiaque”. Quelques recherches internet et des discussions avec des voyageurs rencontrés sur notre route ont orienté notre choix sur le “Lanta Family Resort” situé sur la plage de Klong Khong au centre de la Côte Ouest de l’île de Koh Lanta.

2h de ferry depuis Aonang Beach, 25 min de tuk tuk, nous voilà arrivés au “Lanta Family Resort “. Uraï, la directrice des lieux, nous accueille avec une gentillesse débordante. Depuis son comptoir, la plage aux eaux turquoises est à deux pas, les bungalows colorés sont derrière nous, paillote en guise de restaurant, hamac, chaises longues dans le sable, coin massage sur pilotis… C’est le paradis, nous ne pouvons pas contenir notre excitation.

Le Lanta Family Resort est une histoire familiale, il a été crée il y a environ 20 ans avant le Tsunami par les parents d’Uraï puis rénové après cette tragédie. Aujourd’hui, à 30 ans, c’est elle qui a repris les rennes de l’entreprise et manage une dizaine de personnes, tous membre de sa famille. Le Lanta Family Resort propose un parc de 25 bungalows classé en deux catégories : des bungalows avec climatisation et eau chaude à ($32 / nuit) et d’autres légèrement plus sommaire avec ventilateur et eau froide à ($22 / nuit). Nous avons opté pour la seconde option, correspondant au confort que nous recherchions. Le ventilateur vous rafraîchit suffisamment la nuit et je vous garantie que l’eau chaude n’est pas indispensable pour se doucher. Au Lanta Family Resort, vous trouverez un restaurant proposant l’intégralité des plats traditionnels thaï “sans porc” et des apéritifs “avec ou sans alcool” (l’île est majoritairement musulmane), un espace massage, un espace détente avec terrasse sur pilotis et hamac, une plage de carte postale, un service de laundry, de location de scooters et dernier point très avantageux une agence de “tourisme”. Uraï, vous aide dans l’organisation de tout ce que vous souhaitez entreprendre (transport, excursions, activités…)

> Découvrez des conseils et idées d’activités pour profiter pleinement de votre séjour à Koh Lanta.

Nous avons passé un séjour incroyable dans ce lieu paradisiaque, nos deux jours se sont transformés en cinq ! Nous remercions Uraï et sa famille pour leur gentillesse et la qualité de leurs services. Nous leur souhaitons une très belle continuation, la construction d’une piscine et plein de bonheur en famille et avec leurs clients du monde entier.

Nous recommandons ce lieu à tout voyageur de passage sur l’île de Koh Lanta.

Contact : Booking / Facebook

Coup de projecteur sur « Mama »

Telle une gardienne, Mama se tient devant son restaurant « typique » du quartier de Silom à Bangkok. Elle vous interpelle, elle est directe ! Si vous décidez de ne pas vous assoir à l’une de ses tables en bord de rue, vous pouvez lire sa déception sur son visage alors vous revenez sur vos pas, vous vous laissez tenter et vous goûtez l’un de ses plats. La magie opère, c’est un délice, c’est typique, c’est simple, c’est chez « Mama Mia » !

Contact : « Mama Mia »: Soi Silom 20, Bangkok 10500, Thailand / Facebook

« Tout quitter » pour suivre son partenaire aux États-Unis

Suite à mon premier article relatant mon parcours scolaire et professionnel depuis l’obtention du BAC en 2006 jusqu’à mon arrivée en Californie en Juillet 2016, je souhaite désormais partager avec vous mon retour d’expérience sur ces 2,5 années passées aux États-Unis.

Je suis arrivée aux États-Unis en juillet 2016 car j’ai fait le choix de suivre mon partenaire, (aujourd’hui mari) qui a obtenu un renouvellement de « working visa » pour repartir travailler au siège de sa société basée à Huntington Beach, en Californie du sud. Un rêve qui se réalise de son côté, une douche froide du mien car il était bien sur inenvisageable de faire Annecy – Los Angeles les week-ends. Rentrée depuis 2 ans en France d’une année de césure à l’étranger, j’avais un job épanouissant, j’étais entourée de ma famille et mes amis les plus proches et je venais tout juste d’investir et de rénover un appartement dans lequel je pensais enfin poser mes valises pour quelques années. Tout cela pour dire qu’un départ aux US n’était pas au programme de mon côté mais la vie en a décidé autrement. Il était inconcevable de ne pas tenter cette aventure, même si je dois l’avouer la réplique culte « j’y vais mais j’ai peur » prenait tout son sens.

AVANT LE DÉPART : L’ADMINISTRATIF

La première grosse difficulté pour la personne qui suit son partenaire ou mari aux États-Unis et qui souhaite travailler également est « administrative », je parle bien entendu des visas. Si vous n’êtes pas mariés, vous n’êtes pas rattachés au visa de votre partenaire, ce qui signifie que vous n’aurez pas d’autres choix que d’opter soit pour un visa touriste (90 jours maximum autorisés sur le territoire) soit un visa étudiant le F-1 (obligation de suivre une formation à temps complet), soit un J-1 ou OPT (réalisation d’un stage en entreprise) ou encore un visa E-2 (investisseur). Les deux derniers visas cités seront vos seules options si vous souhaitez travailler légalement sur le territoire. Si vous pensez arriver sur place avec l’espoir de trouver une entreprise vous « sponsorisant », sachez que très peu se lancent dans ce type de démarche. Si vous êtes mariés, vous aurez la possibilité de travailler légalement sur le territoire si le type de visa délivré à votre conjoint vous le permet (renseignez-vous bien). Si c’est le cas vous devrez suivre la procédure de demande d’autorisation de travail en arrivant aux États-Unis et compter entre 3 et 6 mois d’attente pour recevoir votre carte et votre SSN (social security number). Une fois cette carte réceptionnée, vous pourrez officiellement et légalement travailler sur le territoire, pour tous types de sociétés, jusqu’à la date d’expiration de votre autorisation (rattachée à celle du visa de votre conjoint).

De mon côté, n’étant pas mariée et après de multiples recherches, la solution la plus judicieuse était d’opter pour un visa étudiant. Pleine d’ignorance, j’ai donc recherché des formations potentielles en cohérence avec mon parcours. J’ai très vite déchanté en découvrant le coût des études en université pour un MBA (entre $45 000 et $90 000 pour une année). Par conséquent, mes recherches ont pris une nouvelle direction et je me suis orientée vers une formation ESL (english as a second language) dans une école linguistique privée. Ma stratégie était claire, améliorer mon anglais en quelques mois pour rapidement trouver sur place une entreprise sponsor ou un stage pour basculer sur un visa J-1. J’étais celle qui « suivait » le rêve de son partenaire et par conséquent je devais me l’approprier en me fixant des objectifs pour donner au-delà d’un projet de couple, un sens personnel à cette décision. Il m’était impératif que je puisse me réaliser dans un projet scolaire ou professionnel sur place. Ce point est je pense la clé d’une réussite d’une « expatriation » à deux.

AVANT LE DÉPART : LA PROJECTION

Avant mon arrivée au pays de l’oncle Sam, j’avais déjà pas mal vadrouillé en sac à dos en Europe, Asie et Océanie, fait une année en working holiday visa à Wellington en Nouvelle-Zélande, mais je n’avais jamais mis un pied sur le territoire américain. Hormis New-York, les US ne faisaient pas partie de mon haut de tableau des destinations à visiter impérativement dans les prochaines années. Vous vous imaginez bien que j’avais encore moins envisagé, ni rêver d’y habiter un jour. L’idée « basique et clichée » que je m’en faisais était qu’il s’agissait d’un pays gigantesque, riche, puissant, influenceur, libre, regorgeant de superstars internationales toutes catégories confondues, roi de « l’entertainment », de la démesure et bien sûr ou il est facilement possible d’entreprendre et de vivre the AMERICAN DREAM ! Bien que la Californie soit aux US, j’avais un feeling spécifique (une fois de plus très cliché) cela résonnait plus dans ma tête comme un lieu relax (soleil, plage, palmiers, sillicon valley, hollywood, 2 pac, alerte à Malibu), en bref une vibe positive et attirante. Je vous avais prévenu, ma réflexion était très basique !

Dans tout changement de vie, les émotions vacillent comme des montagnes russes, l’inconnu attire et fait peur à la fois. Hors le fruit de mon imagination alimentée par des recherches Wikipédia, des Google Images et les descriptions de mon partenaire (qui était entre les US et la France depuis ses 18 ans), je ne savais pas trop à quoi m’attendre mais je restais très enthousiaste à l’idée de vivre cette aventure. Une chose était sûre, je ne m’étais jamais inquiétée de mon intégration, ni encore moins de vivre un choc culturel. L’adaptation à ce nouveau pays n’a pourtant pas été si simple.

L’ARRIVÉE À LOS ANGELES AIRPORT ET LES PREMIERS RESSENTIS SUR ORANGE COUNTY

Arrivée à LAX, un peu moins d’une heure en voiture me séparait de Huntington Beach ma future ville d’adoption. Sous un soleil rayonnant, je découvrais avec surprise « l’highway » (l’équivalence de l’autoroute française mais gratuite) avec ces six voies de largeur pour une même direction soit 12 voies de circulation dans les 2 sens, beaucoup de grosses voitures et des panneaux publicitaires gigantesques. A ce moment-là, je ne pouvais m’empêcher de penser à la réplique de Florence Foresti « oh la la y’a du monde ». Pas de doute j’étais bien arrivée aux US. Avant ma rentrée scolaire, j’en ai profité pour découvrir la région d’Orange County et en toute honnêteté, mes premiers ressentis étaient assez mitigés. Le premier point inévitable est ce sentiment de « dimension XXL », cafés, commerces, voitures, routes, infrastructures sportives… Ici tout est immense. Une météo idéale, l’océan Pacifique, les plages immenses bordées par des pistes cyclables et des locaux très «friendly » sont bien sur des points très séduisants. Mon inquiétude était plus orientée sur le « lifestyle » et l’organisation de l’urbanisme (il faut dire aussi que j’adorais Annecy, ma ville d’origine, qui offre un cadre de vie assez exceptionnel entre lac et montagnes). A l’opposé des villes européennes, les transports en communs sont quasi-absents, tout se fait en voiture, vous pouvez d’ailleurs manger, boire, et retirer de l’argent quasiment tous les 50 mètres, 24h/24, 7jrs/7, sans descendre de votre bolide. L’aspect que je trouvais le plus dérangeant est que je ne retrouvais pas la notion de centre-ville, un espace ou vous pouvez tout faire à pied, vous promenez et flâner devant des vitrines de petits commerces, de terrasses de cafés, de restaurants ou encore un marché. À Laguna Beach (25 000 habitants) et Huntington Beach (190 000 habitants), vous retrouvez un peu ce mode de vie, mais il est vrai que la « main street » est petite par rapport à la taille de la ville. En comparaison, imaginez-vous par exemple une ville de la taille de Besançon avec un centre-ville composée d’une seule rue commerçante de 100 mètres. Étrange, non ? En Orange County, les villes sont principalement organisées autour des axes routiers. Par conséquent, les commerces et les « lieux de vie », sont regroupés dans des zones commerciales ou des malls (équivalent à des grands centres commerciaux français) en bord de route dans de grands bâtiments modernes et neufs. Il est d’ailleurs assez hallucinant de découvrir le nombre de chaînes de magasins pour tout et n’importe quoi. Je m’étais fait la remarque lorsque nous étions à la recherche de rangements quelconques (type boites, casiers) pour notre appartement ; et bien après une petite recherche Google nous sommes allés dans un énorme magasin dédié au paradis du rangement. Si vous avez un besoin quelconque ou rare, ici vous trouverez toujours à proximité un commerce pour le vendre. C’est assez impressionnant ! En raison d’une architecture très moderne et uniformisée (mais aussi je l’avoue d’un mauvais sens de l’orientation), il m’a fallu énormément de temps pour me repérer car je trouvais que tout se ressemblait, je ne pouvais même pas remarquer que je passais d’une ville à une autre lorsque je conduisais. Rien ne dénotait. Je découvrais également avec stupeur des bars avec 15 écrans TV diffusant de nombreux matchs sportifs et attention aux US entre le baseball, le basket ball, le hockey, les sports de combat… Le sport à la TV c’est toute l’année et tous les jours. Une grande surprise également fut de découvrir que la vie nocturne s’arrêtait à 2h du matin, et non 2h01, ici il n’y a pas de négociation interminable à la française, les personnes respectent « plus facilement » les règles (à bon entendeur). En fonction des personnes, de leurs pays d’origines, du « contexte et des conditions d’arrivée », le temps d’adaptation en Orange County ou ailleurs appartient à chacun. Je souhaitais simplement vous faire partager avec honnêteté les premières différences marquantes qui m’ont interpellé en arrivant. Bien que le coin possède des aspects très positifs, je trouvais qu’il manquait cruellement de charme et d’authenticité. En clair, cela n’a pas été un coup de foudre immédiat.

MA PREMIERE ANNÉE AUX ÉTATS-UNIS À ORANGE COUNTY : LE RETOUR À L’ECOLE

Trois semaines après mon arrivée en Orange County, j’ai intégré une école linguistique basée à Costa Mesa, une ville limitrophe. Comme je l’expliquais auparavant, pour obtenir le visa F-1 vous devez être considéré étudiant à temps complet soit suivre au minimum 18h de cours par semaine dans une école « accréditée ». Mon école proposait des cours du Lundi au Vendredi de 8h15 à 14h30 par niveau (de débutant à avancé), mais aussi une formation spécifique préparant à l’examen du TOEFL. Le temps de formation dépendait de chaque élève et de son projet personnel. Il n’y avait aucune limite imposée par l’école. Certains étudiants pouvaient être là pour une courte période (par exemple durant des vacances scolaires) et d’autres pour une longue durée en vue d’obtenir un certain score TOEFL pour l’intégration d’une université américaine. Le premier jour de la rentrée, vous effectuiez un test d’Anglais général qui vous orientait vers votre classe de niveau (de 1 à 6). La majorité des étudiants venaient du Moyen Orient, de l’Asie et de l’Amérique Latine (je pense avoir rencontré quatre européens en 5 mois).  Tous les âges et toutes les nationalités étaient mélangés, ce qui parfois donnait des cours très animés lorsque les sujets dérapaient sur nos différences culturelles. Ce « melting pot » était le point le plus séduisant de l’école. Au-delà de l’anglais, j’ai appris énormément sur les cultures de chacun et je trouvais nos convictions et personnalités, passionnantes et inspirantes. Nous venions tous de pays très différents dans leurs fonctionnements mais nous nous retrouvions à un « instant T » dans ce lieu au même pied d’égalité à apprendre l’anglais et à rencontrer des difficultés similaires. Ce type d’expérience fut incroyable et m’a apporté énormément sur le plan personnel et en termes d’ouverture d’esprit. L’énorme avantage également fut que l’école m’a permis très rapidement de rencontrer de nouvelles personnes et d’avoir une vie sociale dynamique. Ces relations amicales étaient de même nature qu’en voyage, éphémères et intenses car personne n’était là pour la même durée.

Parallèlement à l’école, je m’étais inscrite dans une salle de sport proposant de nombreuses classes. J’y allais tous les jours après les cours pour m’entrainer et dans l’espoir de me créer un groupe d’amis locaux. J’avais accordé une énorme importance à la recherche d’interactions sociales et « d’amis » américains. Ce point était pour moi l’un des facteurs clés d’une intégration réussie. Je m’efforçais d’éviter tous types de connexions françaises car à la maison je parlais déjà ma langue maternelle avec mon partenaire (nous avons essayé à de multiples reprises de ne parler qu’en anglais mais cela n’a jamais duré très longtemps). Avec mes amis d’école, dans un contexte international, je me sentais à l’aise, nous parlions « le même anglais » mais dans un contexte local ce n’était pas la même histoire. Je comprenais le sens global des propos d’un interlocuteur mais pour parler c’était une autre paire de manches. Au départ, je ne trouvais pas les mots, mon accent était difficilement compréhensible et en plus j’avais une anxiété incontrôlable lorsque je souhaitais m’exprimer. Vous savez ce petit rire nerveux constant qui vient après chaque phrase et qui vous donne un air très « stupide ». Je rêvais d’échanger mais j’étais bloquée car je savais pertinemment que ma capacité à répondre allait être limitée et futile ; et puis quand vous devez répéter vos propos pourtant basiques 3 fois si ce n’est plus avant d’être comprise, parfois vous vous découragez et vous vous refermez. Une petite anecdote, personne n’a jamais compris instantanément mon prénom (Kathleen) pourtant d’origine anglophone quand je me présentais. On me disait, oh Jacqueline ? Katherine ? et je me répétais à chaque fois non : « Kat like a cat like the animal, you know Miaou Miaou and then Leen, KATHLEEN ». Voilà où on en était ! Charmant. En bref, il me restait du chemin avant de maitriser l’anglais dans un environnement « local et non international ».

Après quelques mois passés sur le territoire, me sentant un peu plus à l’aise avec « la langue », je me suis mise à chercher des stages en parallèle de mes études. Par conséquent, j’ai passé mes premiers entretiens professionnels. Stress maximum ! L’étape intermédiaire du téléphone n’était jamais validée. La seule chance que j’avais était d’accéder directement à un entretien en face à face et de trouver une société intéressée par un profil bilingue Français / Anglais. Malheureusement, ce type de critère de recherche est très rare dans la région. Les entreprises sont plus attirées par des profils bilingues Chinois, Coréens ou encore Espagnols que Français. Autre point, mes diplômes et références professionnelles françaises n’étaient pas « reconnues ». Les entreprises sont intéressées par ce que vous avez fait aux US et non dans votre pays d’origine. De plus, elles sont frigides de se lancer dans des démarches de visas (même pour un stage) lorsqu’elles ne connaissent pas la procédure administrative. Elles passeront plus facilement le cap si vous avez des compétences techniques « exceptionnelles ». Autant vous dire que des profils généralistes comme le mien en « Marketing et Communication » ne font pas partie de la catégorie des compétences rares. A cette période, la seule opportunité que j’aurais pu « pousser » était un poste potentiel basé au nord de Los Angeles (environ 3h à 3h30 de trajet par jour avec les embouteillages), le projet n’était clairement pas viable pour un statut de « stagiaire ». Je ne désespérais pas mais j’avais bien conscience que de trouver une entreprise allait être une tâche fastidieuse.

Après 8 mois passés aux US, mon « statut » de partenaire s’est transformé en celui de conjointe. Ce changement m’a permis d’être rattachée au visa L-1 de mon mari et par chance d’effectuer une demande « d’autorisation de travail sur le territoire ». Ma carte et mon numéro SSN (social security number) m’ont été délivrés au bout de trois mois. Durant cette période d’attente, j’en ai profité pour explorer la côte ouest américaine et ses nombreux parcs nationaux. Et autant vous dire que c’est à ce moment-là que je suis tombée amoureuse du pays (ça c’est encore une autre histoire). Mon autorisation de travail et mon SSN en poche marquait le début d’un nouveau tournant. Je n’étais plus à la recherche d’un stage mais bien d’un travail.

=> Retrouvez la suite de ces péripéties américaines: MON PREMIER JOB AMÉRICAIN, UNE BELLE CLAQUE!

Travailler aux US : Mon premier job américain, une belle claque!

Après une année en « sport-études » et à voyager, j’étais plus qu’impatiente et heureuse de reprendre une vie professionnelle active. Je fais partie de ces « femmes » à qui le travail a toujours occupé une place importante dans leur vie et épanouissement personnel. Par conséquent, dès réception de mes documents « légaux », j’ai « bombardé » la région de CV et de lettres de motivation. Je tentais tout, je n’avais pas envie d’attendre, je voulais juste une chose, travailler au plus vite. Active sur les sites de recherches d’emplois, j’ai rapidement reçu par email de nombreuses sollicitations d’entreprises spécialisées dans la vente d’assurances santé, de vie, ou encore de produits financiers. Les emails étaient séduisants, ils vous promettaient d’atteindre des salaires très attractifs dès votre première année. Par manque de connaissance du marché de l’emploi local et de ce type d’organisation, je me suis rendue naïvement à un entretien au nord de Los Angeles pour un groupe spécialisé dans la vente d’assurances vie. Les locaux situés dans un parc d’affaires immense et moderne, donnaient un effet très clinquant. Je me suis tout de suite dit « Ah oui quand même ! ». Mon entretien s’est passé dans un bureau tout en verre avec une vue magnifique, un interlocuteur proche de mon âge dans un costume impeccable, assis sur une chaise de ministre. Je me suis d’abord présentée, puis à son tour et j’ai répondu à ses questions « basiques » d’entretien d’embauche. Je tiens à préciser que j’étais encore très loin du niveau considéré comme bilingue en anglais professionnel. Durant l’entretien, le recruteur avait vraiment mis l’accent sur le fait qu’il n’était parti de rien, que ses parents ne parlaient pas bien l’anglais, que son dévouement lui avait permis de gravir les échelons, qu’il avait très rapidement atteint les « six figures », qu’aujourd’hui sa vie était confortable et qu’il avait réussi son « American Dream ». Ce discours était à la fois inspirant, déstabilisant, mais surtout nouveau dans sa forme (je n’avais jamais vécu cela en France ni en Nouvelle-Zélande).

En toute honnêteté, je n’avais pas été convaincue surtout après le descriptif de poste. Il s’agissait ni plus ni moins d’un poste de commercial rémunéré uniquement à la commission (sans salaire fixe) après une période de formation aux produits et techniques de vente dans leurs locaux (soit à 1h45 de mon domicile en voiture). En clair je n’étais pas du tout séduite ! Un poste de commercial où vous allez chercher des clients en « cold calls » avec un accent français plus que tranché ; je pense sincèrement que le temps aurait été très long avant de décrocher mon premier dollar. Durant ma première semaine d’entretiens, j’ai été confronté aux mêmes situations et propositions de postes dans des entreprises diverses. Les discours étaient similaires, nous étions toujours de nombreux candidats en salle d’attente et je repartais toujours avec la même déception. Vu ma capacité limitée à m’exprimer en anglais professionnel en face à face, il me semblait incohérent et impossible de vendre un produit « financier » par téléphone. Cela n’avait aucun sens et sincèrement appeler une liste de 100 numéros par jour et me faire raccrocher au nez ne me motivait absolument pas.

Dans le lot, un seul entretien m’avait « intrigué », il s’agissait d’un poste de « campaign manager in event » dans un groupe de Marketing Direct. L’offre était une fois de plus séduisante, elle décrivait plus un état d’esprit entrepreneurial, une possibilité de formation et d’évolution qu’un descriptif de missions. Le site internet de l’entreprise était « professionnel » mais restait « flou » sur l’activité du groupe. Les locaux étaient « surprenants » de par leur petite taille, il y avait uniquement un hall d’accueil, et deux portes. Étrange ! Le premier entretien mené par la CEO qui était à ma grande surprise une jeune femme de mon âge était très court (environ 15 min). Il s’agissait plus d’un entretien de « présentation » des paliers rapides d’évolutions qu’offraient l’entreprise, l’aspect « training » ou encore les salaires atteignables, qu’un descriptif de poste et de missions spécifiques. Pour en apprendre plus, il fallait que je me rende à un deuxième entretien localisé dans un énorme hypermarché américain dans une ville voisine. N’ayant jamais mis les pieds dans ce type de magasins, ne sachant pas à quoi m’attendre et n’ayant rien à perdre, je m’y suis rendue par curiosité. Sur place, une « campaign manager » du groupe m’a reçu. Une jeune femme qui après m’avoir interrogé sur les différences du marketing direct et indirect m’a expliqué une fois de plus le « système d’évolution » qu’offrait le groupe. Vous commenciez à l’échelon le plus bas en tant « qu’Assistant Marketing », puis vous pouviez accéder en moins d’un mois au second, puis franchir à nouveau 2 étapes (sur une base de 12 mois au total) pour atteindre un poste « d’Executive Manager ». La spécificité est que cette dernière étape vous offrait la possibilité d’ouvrir votre propre agence, c’est-à-dire d’être « indépendant » et de dupliquer à votre tour ce même système, pour ainsi accéder à de nouveaux échelons au sein de l’organisation. Je ne vous cache pas que cela faisait beaucoup d’informations assez floues en peu de temps. Tout s’est très vite éclairci quand la « recruteuse » m’a emmené sur le terrain, c’est-à-dire à l’intérieur de l’hypermarché et m’a montré clairement en quoi consistait le job. La « Campaign Manager » s’est installée derrière un petit stand, a mis un bonnet alimentaire sous une casquette et s’est mise a interpellé chaque client de façon très directe pour lui faire déguster un « natural juice » dont l’objectif était bien sûr de lui vendre.  Alors là comment vous dire ? Douche froide en découvrant la mise en situation du marketing direct américain. En deux secondes, je me suis dit, non ce n’est pas possible, je m’en vais, non merci, pas pour moi, hors de question ! Par politesse, je suis restée jusqu’au bout de la démonstration. Nous avons ensuite débriefé et conclut l’entretien en échangeant sur ma motivation à accéder au poste. J’ai bien évidemment joué le jeu. En sortant de l’entretien, je pense que je suis restée bouche bée quinze minutes dans ma voiture, à réfléchir. D’un côté, il était indéniable que cela ne m’attirait absolument pas et que ce n’était en aucun cas le type de job auquel j’avais pensé en venant vivre aux US.  De l’autre côté, après une première semaine d’entretiens peu glorieux, zéro expérience américaine sur mon CV, un anglais professionnel approximatif et une forte envie de travailler rapidement ; je me suis dit que je n’avais rien à perdre, que ce type d’expérience me permettrait d’être dans un environnement professionnel américain, que je serai obligée de parler du matin au soir en anglais, qu’il valait mieux être « active en entreprise » qu’inactive en période de recherches, qu’il fallait bien commencer quelque part et qu’il me serait par la suite plus facile de me vendre sur le marché de l’emploi. Qui ne tente rien à rien, j’ai accepté l’offre après un dernier entretien avec la CEO duquel je suis repartie avec le guide de « l’Assistante Marketing » comportant des fiches sur des techniques de vente et des principes marketing généralistes à apprendre par cœur. Après des tests médicaux approuvés (oui cela aussi était nouveau pour moi), j’ai commencé très rapidement ce poste soit quinze jours après la réception de mon autorisation de travail.

Mon premier jour a été hallucinant. Arrivée à 8h30 dans les locaux, j’ai pu finalement découvrir ce que se cachait derrière cette fameuse deuxième porte ; une salle très simple avec des paperboards de partout. La première demie heure était consacrée à la répétition de ces fameuses fiches remises lors de mon dernier entretien. Sous la surveillance d’un « Campaign Manager », il fallait recopier mot à mot les concepts théoriques que vous aviez appris en vue de les faire valider (2 fois pour chaque « fiche ») et d’avoir la possibilité de partir sur « le terrain ». La seconde partie de la matinée était orientée vers l’enseignement d’un concept théorique en lien avec un sujet de work ethic, de vente, ou encore de « principe managériale », animé par l’un des « Campaign Managers ». Suite à cela, nous passions à la partie d’annonce des objectifs de la journée de chacun. Tous en ronde, le groupe répétait en « criant » une phrase introductive du type « Hey Guys, I’ve got goals ! » puis chacun entrait dans son descriptif. Je ne pouvais pas m’empêcher de me dire : « Mais où suis-je ? Est-ce que la situation est normale ? » La troisième partie de la matinée était la mise en pratique des techniques de vente ou plutôt « des systèmes appelés dans le milieu » pour chacun des produits promus par le groupe. Il pouvait s’agir de produits, alimentaires, cosmétiques, pour la maison… La dernière partie, animée par la CEO était un discours traitant de l’organisation du groupe, des possibilités d’évolutions, du leadership, ou encore et toujours de « work ethic » … Je découvrais avec stupeur que ces meetings « training » allaient faire partie de ma future routine matinale du lundi au vendredi. Le reste du temps était consacré au terrain et donc à la vente mais avant de pouvoir y accéder, il fallait apprendre et faire valider les systèmes, et oui ! Je vous garantis qu’apprendre mot à mot des textes qui ne sont pas dans votre langue maternelle prend beaucoup de temps. Par conséquent, mes premiers jours étaient entièrement consacrés à leur apprentissage. Au bout de 4 jours, j’ai accédé au « field » et j’ai très rapidement découvert des shifts interminables avec 30 min de break, en semaine et les week-ends avec en prime des installations / désinstallations de stands parfois fastidieuses les soirs. Je me doutais que le rythme n’allait pas être facile mais honnêtement pas à ce point. J’avais pris « goût » aux meetings matinaux mais c’est « à reculons » que j’allais sur le terrain. En fonction des produits, certaines campagnes promotionnelles étaient plus « fun » que d’autres. Par exemple, il était clairement plus vivant de faire goûter des « natural juices » que de vendre des draps en microfibre onéreux.

Dans le lot, une gamme de produits avait attiré mon attention et j’ai très vite travaillé en parallèle sur un rapport personnel proposant des recommandations stratégiques visant à optimiser leur volume de ventes en « retail ». Ne souhaitant pas gravir les échelons au sein (attention je vais dire le mot interdit) d’une organisation pyramidale, j’ai décidé de quitter l’entreprise et de prendre ma business licence m’offrant la possibilité de travailler à mon compte en consulting. Comme au bon vieux temps, c’est avec ma présentation power point que je m’élançais à la rencontre des fondateurs de la marque pour laquelle je venais de boucler mon étude. Qui ne tente rien n’a rien !

Cette première expérience professionnelle aux États-Unis aura été « douloureuse » mais formatrice. Le système de ce type d’organisation est très bien huilé et éprouvé ce qui est normal car il est chapoté par une entreprise mère réalisant des millions (si ce n’est des milliards) de dollars sur tout le territoire. Durant ces deux mois j’ai d’ailleurs assisté au meeting du père fondateur de cette organisation. Organisé au siège de l’entreprise mère, dans des locaux flamboyants cet homme nous a exposé son parcours, ses étapes clés, ses moments de doutes avant d’atteindre la position de « puissant business man ». Le discours était intéressant et inspirant, il s’agissait clairement d’un exemple type du « American Dream », un homme provenant d’un milieu social très modeste, qui a commencé par de la vente en porte à porte et qui au fil des années et de nombreux sacrifices a construit un véritable empire. Suite au discours, il y a eu aussi un tour de table, ou chaque « collaborateur » inclus dans le système devait se présenter brièvement et expliquer en deux mots quel était son « Big Goal ». Malgré les difficultés rencontrées, certains se montraient très reconnaissant d’avoir la chance de vivre « une soi-disant aventure entrepreneuriale ». Cette partie de questions / réponses m’avait mise mal à l’aise, je trouvais que l’atmosphère était « too much » et proche d’un TV show (cela doit être surement mon côté français). De mon point de vue, certains membres présents donnaient l’impression de boire les paroles d’un « gourou » et d’être entièrement dévoué à l’organisation. Je percevais la démarche de ce meeting comme : « je sais que vous travaillez dur, que vous faites beaucoup de sacrifices, mais à la clé le succès est possible et si ce n’est pas pour vous ce n’est pas grave, cela aura été une expérience ». Évidemment ! Mais en tant qu’humain vous vous projetez, vous vous comparez, et vous avez l’exemple devant vos yeux que c’est possible donc finalement, vous pouvez vous dire : « Moi aussi j’en suis capable, je peux le faire ! » Bref, le tout m’était très étrange et la démarche nouvelle. Il y avait certes un côté séduisant dans ce « système » car dès le premier jour on vous parle des possibilités d’évolution (atteindre un poste d’Executive Manager en 12 mois), des personnes qui ont réussi en peu d’années au sein de l’organisation, de leurs salaires (90K au bout d’un an, 500K en cinq pour les meilleurs), qu’au final il s’agit d’un système basé sur « la méritocratie », si vous travaillez dur vous serez récompensés, que c’est possible ! Et de l’autre côté, il y avait bien évidemment votre quotidien, l’envers du décor, un salaire minimum + commissions (quasi inexistantes), aucun « benefits » = bénéfices (retraite, assurance santé, frais kilométriques…) L’utilisation de votre voiture personnelle pour vous rendre sur les « events », des shifts interminables… On n’a rien sans rien mais bon, tout sacrifié pour avoir un salaire de « footballeur professionnel », s’agit-il vraiment du but « ultime » d’une vie ? Cela est un autre débat et la réponse appartient à chacun. Je pense que ce « type d’entreprise » n’a pas que des mauvais côtés et peut être très formateur et « successfull » pour certains. Si j’avais commencé cette activité à la fin de mes études, j’aurais surement foncé tête baissée, mais avec un peu plus d’expériences professionnelles et de recul, à 30 ans ce n’était clairement pas le genre de carrière auquel j’aspirais. J’avais déjà connu « ce dévouement » pour la grande distribution dix ans auparavant et je n’avais vraiment plus la motivation de repasser par cette étape « 1 ».

TRAVAILLER AUX US : UNE PLUIE DE CLAQUES !

Comme je l’expliquais auparavant, j’ai rapidement pris ma business licence pour avoir la possibilité d’effectuer des missions à mon compte en « Marketing et Communication ». Par le biais de rencontres « inattendues », j’ai commencé à développer différents projets (diagnostics de sites internet, propositions d’arborescences, traductions, recommandations en stratégie de communication visuelle, d’actions promotionnelles en « retail », ou encore sur l’implantation d’un store potentielle en Orange County) pour des entreprises variées : (cosmétiques, industrie alimentaire, mode). C’était avec une immense joie que je me replongeais dans l’activité que j’exerçais en agence de publicité en France.

En parallèle, j’étais toujours en recherche très active, car j’avais vraiment mis un point d’honneur à travailler pour une entreprise américaine.  Je continuais d’envoyer de nombreuses candidatures qui parfois me demandaient énormément de temps de préparation quand des travaux de traduction ou alors des vidéos « créatives » m’étaient demandés. Quand j’accédais à une seconde étape, je ressentais de l’espoir mais à chaque fois la porte se fermait ou alors je restais sans réponse. L’étape des entretiens téléphoniques n’aboutissaient jamais, les cabinets de recrutement ne souhaitaient pas proposer ma candidature car j’étais sous visa et non détentrice de la green card, peu de sociétés locales étaient intéressées par un profil bilingue Français / Anglais, mes expériences et mes diplômes n’étaient pas « reconnus », et je dois l’avouer ma capacité à m’exprimer en anglais n’était pas la plus fluide. Bref j’ai très vite compris que trouver un travail dans ma branche pour le compte d’une entreprise locale allait être un véritable parcours du combattant ou encore une illusion. De claques en claques je commençais à être découragée ! J’ai très vite pris conscience que je n’allais pas vivre la même expérience que la majorité de mes amis locaux « ingénieurs expatriés » présents sur le territoire depuis quelques années (voir même diplômés) ou encore celle que j’avais pu m’imaginer naïvement avant mon départ.

Dans mon cursus Français, tout s’était toujours rapidement enchainé, j’avais eu beaucoup de chance et je n’avais jamais connu ces moments de recherches et de refus successifs. Il m’a fallu un peu de temps et de nombreuses claques pour comprendre que l’histoire n’allait pas se réitérer sur le continent américain. Le point essentiel fut d’accepter le fait de repartir à 0, de commencer à la première marche et « d’effacer » ces dix dernières années d’expériences. Il s’agissait d’une nouvelle vie, d’un nouveau pays, et bien que les Américains adorent Paris, notre french accent et notre culture, personne ne nous attend. Il faut se battre pour se faire une place et se réinventer.

=> Retrouvez la suite des aventures américaines: TRAVAILLER AUX US : UNE REPONSE POSITIVE, ENFIN!

Travailler aux US : une réponse positive, enfin !

Toujours en train de développer des petits projets à mon compte et entre quelques candidatures, j’ai décidé d’aller déposer en main propre mon CV dans quelques boutiques aux alentours. Par chance, une marque d’origine française basée dans un mall très chic était à la recherche d’un « part-time en sales ». La « shop manager » m’a fait passer un entretien sur le champ et dans la semaine qui a suivi j’en ai effectué deux autres avec la « district manager » de la marque puis la « manager du mall » pour finalement décrocher le poste. Il ne s’agissait pas de mon secteur d’activité mais j’étais très heureuse par cette nouvelle « enfin positive ! » L’idée d’un part-time (jusqu’à 31h par semaine en Californie) me convenait parfaitement pour lier mon activité d’indépendante et tenter de la développer. De plus sachant que l’équipe corporate de la marque allait déménager ses locaux de New York à Hollywood, je pensais qu’il y aurait des opportunités potentielles à moyen terme. Pour ces raisons, c’est avec beaucoup d’enthousiasme que j’ai commencé cette nouvelle aventure. A la fin de mon premier mois, la marque m’a proposé une promotion avec une position « full-time » toujours en sales avec « benefits » que j’ai bien sur accepté. Les « benefits » (assurance santé, plan retraite…) sont des avantages très précieux aux US. A savoir que si votre entreprise ne vous les offre pas, les couvertures santés par exemple sont onéreuses (environ $360 / mois pour une souscription à un contrat basique). Il est impensable de ne pas être couvert aux US, car en cas de pépin, l’addition sera très salée (c’est là que vous vous rappelez à quel point nous sommes chanceux en France). Après cette promotion rapide, j’ai continué à m’investir assidument dans mon travail. Le rythme était intense, j’effectuais de nombreuses fermetures les soirs et travaillais pour « deux shops » par manque d’effectifs. La réception constante et en quantité conséquente de nouvelles marchandises était physiquement éprouvante. Le plus difficile était de vivre en décalé, d’enchainer les fermetures jusqu’à 9.15 pm, de ne pas avoir de week-ends où simplement deux jours consécutifs de repos. Après 3 mois d’efforts et classée dans le haut de tableau des « sales associates » de la côte ouest, j’ai décroché une nouvelle promotion en tant qu’assistant manager des « deux shops » avec une équipe de six « sales associates ». J’ai bien évidemment saisi l’opportunité et continuer jusqu’à la fin de mon aventure américaine au sein de cette entreprise. Je n’aurais jamais pensé faire ce type de job ou encore imaginé que ce part time aurait pris cette tournure si rapidement, mais j’ai eu une opportunité, je l’ai saisi et je me suis donnée à 100% jusqu’à la fin de cette expérience. En tant que « française », ces promotions successives en « si peu de temps sont surprenantes et motivantes ». Si vous vous investissez, que vous avez des résultats, il est « possible » d’évoluer très rapidement aux US, c’est indéniable. Je ne sais pas comment le décrire exactement, mais cette notion de « possibilité », « d’envie », « d’espoir », de « positivisme », « d’implication » auprès de « l’entreprise » semble clairement plus présente aux US qu’en France. La notion d’entrepreneuriat également, ici beaucoup de personnes osent se lancer et souhaitent devenir indépendant. « L’enthousiasme général » autour de la création de business est assez « dingue » et sincèrement ce dernier point est vraiment appréciable.

CONCLUSION

A l’approche d’un changement de vie suite à un refus de « green card », je souhaitais à travers cet article vous faire partager le plus honnêtement possible ces 2,5 années passées à Orange County en Californie du sud. Je suis arrivée aux US parce que j’ai suivi le rêve de mon partenaire maintenant mari de vivre dans ce coin du monde qui lui était si cher. Au-delà d’un projet de couple, j’avais mis un point d’honneur à ce que je puisse aussi mener un projet personnel et professionnel dans lequel je puisse m’investir et m’épanouir. Études, recherches de stages, mariage, autorisation de travail, claques, travail, promotions, blog, nouveau départ pour un tour du monde… Je n’avais vraiment pas prédit autant de rebondissements en si peu de temps ! Avant mon départ, je n’avais jamais également pensé rencontrer autant de difficultés à m’adapter à ce nouveau mode de vie, à apprendre « correctement » l’anglais, à trouver un emploi, à se créer un nouveau cercle d’amis, à clairement sortir de ma zone de confort. C’était au final ma première expérience à l’étranger ou je ne connaissais pas ma date de retour, où il fallait potentiellement projeter un sacré bout de vie. Cet aspect est très déstabilisant, car à l’opposé du voyage, vous repérez les points négatifs et vous savez qu’il va falloir les accepter, car vous n’allez pas rentrer chez vous à la fin des vacances. Non votre nouvelle maison est ailleurs et il faut s’adapter ! Si vous avez l’intention de partir et de suivre votre partenaire aux US, sachez que tout ne sera pas si rose. Contrairement aux « vrais expatriés » et pour l’avoir vécu, la barrière de la langue, le fait de repartir de la première marche et de refaire ses preuves dans un milieu professionnel n’est pas facile, mais il faut s’accrocher, y croire et vos efforts finiront par être récompensés d’une manière ou d’une autre. Comme je le disais précédemment, à part que vous possédiez une compétence « technique » ou « exceptionnelle », personne ne vous attendra. Il faut être déterminé à faire sa place, travailler plus dur que les autres et faire preuve de patience. Je ne souhaite en aucun cas vous décourager, juste vous informer. Tous les français qui partent s’installer aux États-Unis ne vivent pas « The American Dream », c’est une utopie. Une minorité y aura accès et c’est de ces personnes-là que vous entendrez parler pas des autres. Évidemment !

D’un point de vue personnel, cette aventure américaine n’aura pas été toujours simple mais j’ai le sentiment de l’avoir vécu à 100% et d’avoir atteint les objectifs que je m’étais fixés. Il y a eu des hauts des bas, des grandes remises en question, des découragements, des petites victoires, des manques, des rencontres, de la frustration, de l’incompréhension, puis de la joie à nouveau. Un véritable ascenseur émotionnel. En tout cas il est impossible de décrire clairement tout ce que cette expérience m’aura apporté mais ce fut une sacrée CLAQUE POSITIVE ! Aucun regret, un beau chapitre se termine en attendant d’écrire le prochain en parcourant le monde.

Au final « My American Dream » aura été d’avoir partagé cette folle expérience avec TOI et avec VOUS !

Thank you and see you soon America!

Kathleen

Récit d’un parcours scolaire et professionnel atypique

INTRODUCTION

Cap de la trentaine, à l’approche d’un nouveau tournant marqué par la fin d’une expérience de vie de plus de 2 ans aux États-Unis, il est temps de dresser un premier bilan car « OUI » c’est effrayant mais à 30 ans nous commençons ce genre de réflexion. A travers cet article, je retrace mon parcours scolaire et professionnel depuis l’obtention du BAC (ticket pour la liberté) en 2006 jusqu’à aujourd’hui, novembre 2018. Décryptage de mes choix d’études supérieures, année de césure à l’étranger, multiples changements de sociétés et de jobs freelance, pour terminer par un nouveau projet de tour du monde en Janvier 2019.

Le message que je souhaite faire passer dans cet article est que peu importe les routes empruntées, chacun de nous a du potentiel et la possibilité de faire quelque chose de passionnant et qui ai du sens. Parfois nous sommes les seuls à nous fixer nos propres limites, de peur d’échouer, de ne pas rentrer dans un moule, de ne pas convenir à un groupe ou pour de multiples raisons personnelles. Il est important de prendre du recul, de s’écouter, de suivre son instinct et de se donner les moyens d’atteindre ses objectifs. Chacun est maître de sa vie, de ses choix, vous êtes le seul maitre à bord et c’est à vous d’aller chercher le courage d’oser et d’entreprendre si vous souhaitez du changement dans votre vie.

Ce type d’exercice écrit est nouveau pour moi et comme vous le découvrirez plus loin, je n’ai jamais été la meilleure élève en Français (ni en Anglais d’ailleurs). Tout cela pour dire que je n’ai aucune prétention autre que celle de partager avec vous un retour d’expérience sur un parcours marqué par de nombreux virages à 180 degrés. J’espère simplement que ce récit sera inspirant et motivant pour certains, décousu pour d’autres, utopiste ou encore révoltant, tout simplement qu’il suscitera une émotion chez vous.

L’OBTENTION DU BAC

La première partie de mon existence a été consacrée au sport, au basket-ball plus précisément. Départ du cocon familial à 13 ans pour intégrer un sport-études puis un centre de formation, le basket-ball a rythmé ma vie jusqu’au BAC. Changements de clubs, de collèges, de lycées, de coéquipières, d’internats, ces années sportives et nomades m’ont donné le virus de « la bougeotte » ! Après l’obtention de ce fameux BAC et ces années à arpenter les gymnases de France les week-ends, la grande question des études supérieures est arrivée. Aïe ! Que faire ? Quel métier ? Sortez les rames ! Je n’avais jamais vraiment pris cette question au sérieux. Je n’étais clairement pas assez talentueuse pour percer en tant que joueuse professionnelle et surtout je n’avais plus l’envie ni le plaisir de jouer. Mon objectif était de sortir de cette bulle, de découvrir d’autres choses et de vivres d’autres expériences que ce sport. Il me fallait donc trouver une orientation, un plan B, une école ou un métier en bref un projet. 

MON CHOIX D’ÉTUDES POST-BAC : LE BTS EN ALTERNANCE

A part l’EPS les cours jusqu’au BAC ne m’avaient guère passionné et n’ayant pas le but d’intégrer une école précise en vue d’accéder à un poste ou un secteur d’activité défini, il m’était difficile de choisir une orientation. L’université, passionnée de sport, pourquoi ne pas faire STAPS ? Pas assez assidue scolairement, il me fallait un minimum de cadre. Après plusieurs recherches, je me suis orientée vers un BTS MUC (Management des Unités Commerciales) en alternance. La meilleure formule pour mon profil ; deux jours à l’école en étudiant des matières plus techniques qu’au lycée et trois jours en entreprise. La formation dure deux ans, l’entreprise pour laquelle vous effectuez votre alternance paie votre école ainsi qu’un salaire correspondant à un pourcentage du SMIC (450 euros/mois à l’époque). Concrètement vous êtes considéré comme un salarié part-time avec 5 semaines de congés payés annuels (oui mes amis Américains, en France nous avons bien 5 semaines de congés payés). Par conséquent, j’ai commencé ma carrière professionnelle « relativement » jeune à 19 ans en tant que vendeuse au sein d’un groupe spécialisé dans la vente d’équipements sportifs. Ces deux années formatrices et avec une forte dose d’investissement personnel m’ont permis de décrocher mon BTS en alternance avec des notes qui dépassaient mes attentes mais aussi une proposition d’embauche en tant que cadre au sein de ce groupe. Je passais dans la catégorie bon élève et surtout je découvrais que je possédais une certaine aisance aux épreuves orales lors de mes présentations de projets menés en entreprise. J’avais franchi un sacré cap depuis l’oral de Français sur les Fleurs du mal de Baudelaire qui m’avait valu un bide monumental. Concernant cette proposition d’embauche, même s’il est vrai qu’à 21 ans cela résonnait un peu comme un eldorado, j’ai décidé de la refuser de peur de m’enfermer aussi jeune dans un secteur d’activité. Je souhaitais pousser mes études supérieures au maximum afin de m’ouvrir le plus de portes possibles et comme toujours tenter de nouvelles expériences.

LE BACHELOR EN ALTERNANCE

J’ai poursuivi par une nouvelle année en alternance au sein d’une école supérieure de commerce qui proposait de valider un Bachelor « Chargée du développement commercial et Marketing » en 1 an post Bac +2.  D’un point de vue professionnel, virage à 180 degrés pour intégrer une start-up spécialisée dans le développement de projets d’énergies renouvelables de tailles industrielles. Mon rôle était de défricher et de dresser un état des lieux du marché de la méthanisation en France en vue d’appréhender la création d’une future offre commerciale portée sur ce procédé industriel. Un changement radical depuis la vente d’équipements sportifs à la participation de réunions de collectivités de communes, de visites d’abattoirs ou encore d’exploitations agricoles pour tenter de quantifier les déchets organiques générés par ces activités. Cette expérience professionnelle atypique m’aura valu un sujet peu banal pour la rédaction de mon mémoire et de décrocher un 20/20 à ma soutenance devant un jury de sept professionnels. Une très belle surprise à nouveau !

A cette fin de ce deuxième cycle d’études supérieures et en toute honnêteté, je n’avais pas plus d’idées sur le métier « définitif » auquel je pouvais prétendre. Je me disais : « il va bien falloir choisir un poste ou une entreprise pour le restant de ta carrière ». Idée complètement farfelue quand j’y repense à ce jour. J’avais cependant découvert des affinités avec certaines matières, j’étais très attirée par le Marketing et ses spécificités tels que le diagnostic, la recherche, l’analyse, ou encore la création d’offres commerciales mais j’aimais aussi l’analyse financière, la vente, ou encore le droit d’entreprise. Il m’était clairement impossible de choisir une branche spécifique et je n’étais toujours pas décider à me lancer à 100% sur le marché de l’emploi. Il me fallait à nouveau trouver une orientation, un plan B, une école ou un métier… En bref un projet !

Dans le flou, je me suis orientée vers la possibilité de poursuivre mes études en Master pour acquérir de nouvelles connaissances et me laisser un peu plus de temps sur la réflexion de mon avenir professionnel. J’ai passé des concours d’ESC que j’ai échoué en raison de mes résultats écrits. En parallèle car il faut toujours un plan B, j’avais préparé de nombreux dossiers pour l’intégration de Masters en IAE (finance, entreprenariat, commerce international, achats…) J’ai tout tenté ! En candidature parallèle (hors un cursus universitaire), les places sont « très chères » et je n’ai eu que des refus exceptés pour accéder à un oral de sélection d’un Master en Management et Communication Stratégique à L’IAE de Lyon. Pour information, mon TOEIC était mauvais, je passe sur le GMAT, 13 places disponibles pour 800 candidatures, la personne qui a reçu mon dossier a lu ma lettre de motivation et a voulu me rencontrer. Merci ! Lors de mon oral, je me souviendrais toujours de ces deux professeurs de Fac très emblématiques qui m’ont dit : « mais sincèrement, vous allez vous ennuyez, vous serez assise à côté d’universitaires, vous travaillez depuis 3 ans, pourquoi faire un Master ? » Peu importe leurs remarques, je souhaitais y accéder et j’étais sur motivée par cette possibilité. Quelques jours d’attente interminable, une réponse positive, une immense joie, le planning des deux prochaines années étaient dressées. L’intégration d’un Master à l’IAE de Lyon, avec la découverte de nouvelles matières, la réalisation de deux stages ou encore la possibilité de faire un échange en université à l’étranger. 

LE MASTER : LA FIN DES ÉTUDES SUPÉRIEURES

La FAC était un nouveau concept pour moi, je me souviendrais toujours de mon premier cours de stratégie en amphithéâtre, ou je me demandais si le professeur parlait Français tellement je ne comprenais rien à ces concepts théoriques. Le premier semestre, le tronc commun, l’étude de matières généralistes aux côtés de très bons élèves toutes spécialisations confondues a été difficile. Je découvrais les études, les vraies ! Ouvrages à lire, examens, TD à rendre, rédactions… Un sacré challenge pour un profil comme le mien qui était jusque-là peu scolaire. J’ai passé des heures à faire des fiches de révisions, à apprendre des théories ou encore travailler sur des essais interminables. Un investissement récompensé par la validation de justesse de cette année.

A la fin de cette première année universitaire, j’ai dû réaliser un stage. Par chance ou par destin et suite à un post Facebook d’un ami je rencontre un entrepreneur passionné qui est à la recherche d’une personne pour l’aider dans l’organisation de la première édition d’un salon professionnel spécialisé dans l’aménagement et la décoration en montagne à Méribel dans les Alpes Françaises. Le personnage et son projet me séduisent et c’est sans aucune hésitation que je décide de me lancer dans cette aventure pour ces quelques mois. Après quelques réunions pour comprendre la stratégie commerciale globale de l’évènement, j’ai travaillé très rapidement de façon autonome depuis son bureau basé dans des locaux commerciaux partagés avec d’autres entreprises. Mes missions étaient polyvalentes comme la gestion des inscriptions des exposants, le suivi commercial, la prospection, la comptabilité, la rédaction de communiqué de presse et de spots radios, ou encore la gestion des parutions presse… Le mot d’ordre était l’adaptation. Chaque jour était différent et imprévisible, j’attendais le brief de l’entrepreneur et je m’adaptais aux besoins que le projet nécessitait. Cette première édition, certes un peu décousue fut un succès et une expérience professionnelle incroyable. J’avais adoré ce stage ! Un rapport écrit et une soutenance orale plus tard, me voilà prête pour commencer une dernière année d’études.

La dernière année de ce cursus universitaire de 2 ans était décomposée en 2 parties : l’une à l’école portée uniquement sur des cours liés à ma spécialisation : la communication et l’autre par un stage de fin d’études en entreprise. L’étape finale étant la rédaction d’un mémoire et une soutenance. Pour ce dernier stage, j’avais la possibilité de travailler à nouveau pour l’entrepreneur pour lequel j’avais réalisé mon stage de Master 1 mais je souhaitais me challenger sur un autre projet qui me permettait d’avoir une visibilité potentielle d’après-stage qui marquait clairement l’arrivée cette fois-ci sur le marché de l’emploi à 100%. Par conséquent, nouveau virage à 180 degrés pour intégrer une entreprise globale d’ingénierie de construction ne possédant aucun pôle Marketing et Communication. Tout était à faire, les missions ont été diverses et les projets entrepris m’ont offert la création d’un poste de Responsable Communication et Marketing au sein de ce groupe.

LE MARCHÉ DE L’EMPLOI : LE GRAND SAUT

Après une année passée au sein de ce groupe d’ingénierie, la fin de mon contrat approchant et ne souhaitant pas poursuivre dans ce secteur d’activité bien que les conditions soient avantageuses, il a fallu se tourner vers un autre projet. J’étais partagée entre la recherche d’un poste en Marketing et /ou Communication dans un grand groupe offrant des conditions attractives, des perspectives d’évolutions et le projet « passion » dans une start-up. Difficile de se positionner ! De fil en aiguille, mon chemin recroise celui de l’entrepreneur pour lequel j’avais réalisé mon stage 2 ans auparavant et je décide de repartir pour une nouvelle aventure à ses côtés pour développer la 4eme édition de son évènement en France mais aussi en Suisse. Basée à Lyon, je travaillais à distance en tant que chef de projet pour cet entrepreneur et parallèlement je développais des projets en évènementiel et communication à mon compte. L’histoire se répètera par une nouvelle fin de contrat et l’envie d’un nouveau projet mais cette fois-ci à l’international.

UNE ANNÉE EN WORKING HOLIDAY VISA À L’ÉTRANGER

Après ces années de rebondissements, de changements d’écoles et d’entreprises, j’ai décidé de prendre une année de break pour explorer une partie du globe et améliorer mon anglais qui était je dois l’avouer déplorable. J’ai opté pour un « working holiday visa » me permettant de travailler et de voyager en Nouvelle-Zélande pour une année. Je ne vais pas rentrer dans les détails de l’obtention de ce type de visa, mais il est très facile pour les citoyens Français de moins de 30 ans de l’obtenir en ligne pour de nombreux pays (le coût est variable en fonction de la destination). Après un mois à vadrouiller en van sur la côte est Australienne, direction Wellington la capitale de la Nouvelle-Zélande pour commencer cette nouvelle étape. Au départ en auberge de jeunesse, puis dans des logements partagés avec des colocataires des quatre coins du monde, j’ai trouvé rapidement du travail dans une société de catering (le job de tous les backpackers du coin) puis un court remplacement dans une start up web. Des opportunités parfaites me permettant de couvrir à la fois mes dépenses locales mais aussi d’être flexible et de voyager quand je le souhaitais à travers ce somptueux pays. La Nouvelle-Zélande est à couper le souffle, autant par sa beauté, sa diversité de paysages que par la gentillesse et la générosité de ses habitants. Après cette année Néo-zélandaise et sur le chemin du retour vers la France, j’en ai profité pour explorer pendant 2 mois quelques pays d’Asie du Sud-Est (Indonésie, Vietnam, Cambodge, Thaïlande) en sac à dos. Auberges de jeunesse, rencontres, découvertes de pays, de nourritures, de lieux incroyables, pour moi il s’agissait de la vie, la vraie, et je ne voulais pas gâcher une minute de ces instants précieux.

J’encourage et je recommande toutes personnes hésitant à franchir le cap, de vivre ce type d’aventure à l’étranger. Osez-vous lancer, sortir de votre zone de confort et confrontez-vous à d’autres personnes, cultures, et mœurs… Une année ce n’est rien au final dans une vie, une carrière, ce n’est juste qu’une parenthèse qui vous permettra de rebondir sur d’autres projets auxquels vous n’auriez peut-être jamais pensé. Je ne peux pas décrire les nombreux aspects positifs que ce type d’expérience vous apportera… Et dans le pire des cas si cela ne vous convient pas vous aurez toujours la possibilité de rentrer chez vous mais au moins vous l’aurez vécu. Dernier point important, écartez l’idée qu’il faut être « riche » pour se permettre de vivre ce type d’aventure. Si vous partez sans avoir trouvé un emploi au préalable, il est évident qu’il vous faudra avoir mis de l’argent de côté avant votre départ pour financer une fois arrivé sur place les trois postes clés : logement, nourriture et transport. Il n’y a pas de montant précis, tout dépendra des couts liés à ces trois postes en fonction du pays sélectionné et du temps que vous mettrez à décrocher votre nouveau job. Gardez en tête qu’il existe des solutions (woofing, au pair, stages, VIE…) permettant d’anticiper au mieux votre départ et de franchir le cap en limitant vos coûts sur place.

LE RETOUR EN FRANCE : REPARTIR À 0

De retour en France prématurément suite à une proposition d’une reprise d’entreprise qui n’a pas abouti, mon but était de trouver un emploi rapidement afin de rebondir sur un nouveau projet professionnel et espérer cette fois-ci poser mes valises quelque part. Mon CV et ma lettre de motivation mis à jour, j’ai commencé à postuler dans de nombreuses sociétés locales pour des postes en Marketing et Communication. Passionnée par de nombreux secteurs d’activités (sport, voyage, mode, food, cosmétique…) et avec un profil polyvalent je n’étais pas fermée à un type d’entreprise, un secteur d’activité, de poste ou encore de rémunération. J’étais « simplement » à la recherche d’une structure ou je puisse être challengée par un projet, des missions, et où je pourrais m’investir quotidiennement avec enthousiasme. A ma grande surprise, j’ai rapidement décroché des entretiens localement dans des grands groupes et PME pour accepter au final un CDD de 6 mois en tant que « business developer » dans une agence de publicité basée à Annecy en Haute-Savoie. En termes de « conditions », ce n’était clairement pas l’offre la plus attractive sur le papier, mais le projet de développement de l’agence, le secteur d’activité, les missions potentielles, ainsi qu’un bon feeling suite à plusieurs entretiens avec le CEO ont fait la différence. Il m’aura fallu 2 mois après mon retour sur le territoire pour démarrer cette nouvelle activité, ce qui a été par chance un rebond rapide. Après une période d’essai de 6 mois, le temps de prendre ses marques et de faire ses preuves, mon aventure s’est poursuivie en CDI (comme quoi suivre mon instinct était le bon choix). J’ai passé deux années excellentes au sein de cette agence avec une équipe, des clients et des partenaires de choc avant de la quitter (et de tout quitter d’ailleurs) pour « un projet personnel », celui de suivre mon partenaire en Californie. Je rentrerais dans les détails de cette expérience de vie aux États-Unis dans un prochain article.

CONCLUSION

Quand je regarde en arrière et que je fais un premier bilan, je suis fière du chemin parcouru. Jamais je n’aurais pensé être capable de décrocher un Master en Business, voyager à ce point, rencontrer autant de personnes, ou encore travailler pour une dizaine de sociétés et à mon compte en France, Nouvelle-Zélande et aux États-Unis. Ces 10 années d’hyperactivité m’ont permis de vivre des expériences personnelles et professionnelles incroyables à travers le globe et je suis reconnaissante envers les personnes qui m’ont accompagné pour une étape ou sur la totalité du chemin.

À l’approche de la fin d’une étape de vie américaine de plus de 2 ans qui marquera un nouveau tournant, il me tarde déjà d’écrire la suite lors d’un prochain périple autour du monde programmé dès Janvier 2019. C’est sur le blog « Slap This Life » que je viens de créer que je vous ferai partager avec passion et sincérité mes aventures, ces moments de vie, ces rencontres qui me tiennent à cœur.

J’espère que cette rétrospective « scolaire et professionnelle » de ces années passées depuis le BAC vous montrera que même en empruntant différents chemins, la finalité peut être positive. Faites-vous confiance, suivez votre instinct, travaillez plus dur que les autres et aller au bout de vos projets. Cette combinaison est une formule magique que je me suis efforcée de suivre (la confiance s’est gagnée avec le temps, je l’accorde car ce n’était pas gagné). Le plus important est d’être actif et non dans l’attente, d’entreprendre et de tenter des choses qui ont du sens pour vous et non pour les autres. Vous êtes l’acteur principal de votre vie, à vous de la gifler pour faire en sorte qu’elle vous ressemble et qu’elle vous plaise. Si vous pensez que c’est possible, qu’il y aura toujours une solution, alors allez-y, écoutez-vous et donnez-vous à fond ! Gardez en tête qu’il n’y a pas d’échecs, juste des expériences qui vous rendront plus fort, mature et préparé pour entreprendre de nouveaux projets par la suite. Prendre des risques « mesurés », avoir l’envie de se surpasser, se challenger, persévérer valent mieux que de nombreux diplômes ou parcours élitistes, alors foncez ! Vous n’aurez peut-être pas le parcours standardisé que certaines entreprises recherchent mais rassurez-vous, votre profil atypique vous ouvrira toujours des portes, ici ou ailleurs !

Merci d’avoir pris le temps me lire.

Dernière chose, si tu es arrivé au bout de cet article, je te dois un café : )

Kathleen